Artistes
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La c&mvC regroupe plus de 70 artistes belges.
Voici une sélection de quelques artistes et de leurs œuvres.

Pour toute information ou demande de prêt, veuillez contacter Camille Brasseur, Directrice scientifique de la c&mvC (camille@verbaet.com).
8/10/1925
Formé en archéologie et histoire de l’art à l’université d’Anvers, Van Hoeydonck suit des cours du soir en peinture à l’Académie. De nature curieuse, il apprécie les voyages qui jalonnent son parcours. Il se rend au Maroc, source d’inspiration de quelques-unes de ses premières peintures exposées en 1952 à la galerie anversoise Buyle. Paris sera le thème de sa deuxième exposition personnelle présentée en 1952 à la galerie Unicum, à Bruges. L’année 1954 marque un tournant en faveur de l’abstraction géométrique. Ses compositions peintes et ses collages sont animés par une multitude de formes qui déploient une énergie colorée. Van Hoeydonck rejoint le groupe Formes (1956), où il se lie avec Bury, et fait partie des membres fondateurs de G58 dont les expositions se déroulent à la Hessenhuis. Ces événements sont autant d’occasion de découvrir l’art avant-gardiste d’artistes étrangers invités. Le peintre prend progressivement ses distances avec la rigueur qu’impose l’art construit et se tourne vers de nouvelles recherches. Dès 1956, il intègre dans ses œuvres de morceaux de plexiglass provoquant des effets lumineux intrigants. Il réalise une série d’œuvres de lumière jouant avec de blanc sur blanc. En 1961, son séjour à New York répond à son intérêt croissant pour la conquête spatiale qui inspire désormais toute son œuvre et l’engage naturellement dans une nouvelle voie : la sculpture. En 1971, sa statuette Fallen Astronaut est déposée sur la lune par la mission Appolo 15. Dans les années 1980, il réalise des photomontages inspirés de villes visitées qu’il transpose dans un univers où l’architecture défie les lois de la nature imposant une vision imaginaire.
02/01/1958
LUKASZ KURZATKOWSKI Equivoques, ses gravures nous offrent au contraire de nombreuses interprétations. A nous de jouer, de rêver et de découvrir sans cesse de nouvelles histoires, grâce à la mise en page et en espace de formes, de signes, de gestes, de tremblements et d’imprécisions dominés. Bernadette D’HAEYE • 1958 naît à Lublin (Pologne) le 2 janvier – fils de peintre abstrait et petit-fils de peintre et linograveur • 1978-83 fait ses études à Katowice et ensuite à Varsovie – se spécialise auprès du peintre-affichiste Maciej Urbaniec • 1983 Est diplômé en graphisme à l’Académie des Beaux-Arts de Varsovie • 1984 Quitte la Pologne et s’installe en Belgique – Poursuit son travail en linogravure, se concentre sur le rapport entre le noir et blanc et une approche en séries • 1987 expose successivement aux galeries D’Orléans (Charleroi), Kaya (Bruxelles), Vivart (Gosselies), L’Escalier (Bruxelles)• 1990 exposition personnelle à la galerie Lorea (Bruxelles)• 1993 Obtient lePrix de la Gravure et de l’Image imprimée de la Communauté française de Belgique, La Louvière – Expose à la galerie D’Art D’Art (Bruxelles) • 1994 Reçoit lePrix Médiatine, Bruxelles – Participe à l’International Triennial of Graphic Art, Bitola (Macédoine), à la IVe International Art Triennale Majdanek ’94, Lublin (Pologne), à la 3e Triennale Mondiale d’Estampes Petit Format, Chamalières (France) et au 3rd Print Biennial, Beograd (Yougoslavie) • 1995 Obtient leGrand Prix The Third International Print Biennial, Bhopal (Inde) – Participe au 18th International Independante Exhibition of Prints in Kanagawa (Japon) • 1996 Collabore auparcours gravé De Markten organisé à Bruxelles • 1998 Obtient le Sponsor’s Prize, 4th Sapporo International Print Biennale, Sapporo (Japon) • 2000 Exposition collective auMusée des Beaux-Arts, La Cohue à Vannes (France) • 2001 Première exposition aux Etats-Unis, au Silvermine Guild Galleries, New Canaan (Connecticut) – Exposition au Centre d’Art de Rouge-Cloître à Bruxelles • 2002-2007 Réalise des affiches, brochures et programmes pour le Théâtre Royal de La Monnaie (Bruxelles)• 2002-2005 Est chargé de la création et de l’application de la charte graphique du Musée royal de Mariemont (Hainaut)• 2005 Participe à la3e Biennale de Gravure d’Albi et à la 2e Triennale du Bois Gravé Contemporain à Saint-Dié-Des-Vosges (France) • 2006 Se voit décerné le Purchase Prize, 14th Space International Print Biennial, Seoul (Corée) – Participe à 6e Triennale Grafiki Polskiej, Katowice (Pologne) et à Lilla Europa pour la 4rd Biennale of small scale arts (Suède) • 2008 Obtient le Bronze Prize décerné lors de l’International Print Exhibition, Yunnan (Chine) • 2011 Réalise ses premières séries d’alphabets • 2012 Expose au Cultuurcentrum De Spil de Roeselare – Installe son atelier à Huissignies (Hainaut) • 2016 Participe à l’exposition du 25e anniversairedu Prix de la Gravure et de l’Image imprimée, La Louvière

Lukasz K. - artiste graveur / Lukasz K. - gravurenkunstenaar from Maurice Verbaet Art Center on Vimeo.

02/06/1944
ALBERT RUBENS À une époque où l’ennui et l’immoralité dominent l’œuvre d’art, le premier par sa monotonie et son insignifiance, la seconde par pur effet de choc, l’art de Rubens est un univers raisonné d’expériences purement géométriques, où l’artiste s’attarde avec un bonheur tel qu’il nous en irradie. Albert Rubens nous offre une vision tant mathématique qu’émotionnelle qui échappe aux fossoyeurs de l’art contemporain. Willy Van den Bussche, 1998 Les œuvres de Rubens du début des années ’60 déploient des figures géométriques, exécutées en noir et blanc et en positif-négatif, ce qui exprime une quête d’effets optiques. L’option d’utiliser des éléments constructifs élémentaires en noir et blanc c.-à-d. sans couleurs, ne l’a plus jamais quittée. La construction, il l’a dans le sang et toute sa personnalité en fait partie intégrante. Drs. Ankie de Jongh-Vermeulen, 2003 Les œuvres de Rubens ne prétendent pas diffuser un message utopique ou philosophique et n’ont aucun lien avec des structures non-hiérarchiques. Néanmoins, elles reflètent une attitude de vie qui dégage l’ordre et la dynamique. Les œuvres de Rubens ne se contemplent jamais de manière passive, elles exigent une attitude active du spectateur. Drs. Ankie de Jongh-Vermeulen, 2003 1944 Albert Rubens naît le 2 juin à Tielt • 1961-67 Rubens étudie les arts décoratifs, le graphisme et les arts monumentaux à l’institut supérieur des Arts Plastiques Saint-Luc à Gand expose à la galerie Contrast et chez Richard Foncke (Gand) • 1965 franchit le pas de l’art tridimensionnel et travaille le bois, l’acier et le granit de manière expérimentale • 1966 fait partie de la sélection d’artistes du concours provincial de graphisme de Flandre-Occidentale • 1969 édite un premier portefeuille de sérigraphies, suite à sa sélection au forum de graphisme à Gand le Disque Rouge (Bruxelles) lui consacre une exposition individuelle • 1970 Rubens crée une peinture murale pour le salon Interieur à Courtrai • 1971 obtient le prix international de peinture à Knokke est sélectionné par le concours provincial de graphisme de Flandre-Occidentale obtient une distinction au prix de la Jeune Peinture Belge • Rubens tient l’affiche d’une exposition individuelle à la galerie Plus-Kern (Gand) • 1972 l’œuvre de l’artiste fait l’objet de plusieurs expositions individuelles : à la galerie Walt (Knokke), au Disque Rouge (Bruxelles), à la galerie Jeanne Buytaert (Anvers) ainsi qu’à la galerie Tempo (Roulers) est sélectionné à la Third British International Print Biennale • 1972-2016 participe à diverses expositions individuelles et collectives en Belgique, aux Pays-Bas, en Angleterre, en Allemagne, en Italie etc. • 2016 l’artiste vit et travaille en Belgique et en France.
19/10/1927
Peintre, graveur, lithographe, illustrateur, cinéaste et écrivain, Alechinsky est un artiste aux multiples facettes. Il rejoint dès 1949 le groupe Cobra où se noueront des collaborations artistiques fructueuses donnant naissance ultérieurement à des œuvres à quatre mains. En 1955, il s’envole pour le Japon où il réalise un film Calligraphie japonaise. Sa carrière est saluée par de nombreux prix et son œuvre mise à l’honneur lors de grandes expositions (New York, Guggenheim, 1987 – Paris, Galerie Nationale du Jeu de Paume, 1998 – Bruxelles, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, 2007-2008).
2/09/1910 - 21/02/1994
Peintre, dessinateur et graveur bruxellois, Gaston Bertrand fut l’une des figures importantes de la Jeune Peinture Belge. Encouragé par Robert Delevoy, il mène des recherches plastiques qui le poussent vers la peinture non figurative. La dialectique figuration-abstraction demeurera centrale tout au long de son parcours. Les paysages et l’architecture rencontrés lors de ses voyages en France, en Italie, en Espagne constituent une source d’inspiration importante pour l’artiste. Il pratique une sorte de décantation formelle de ces éléments qui aboutit à des agencements de signes plastiques. Cette approche vaut également pour les portraits qui prennent vie dans un espace indéfini. L’espace joue d’ailleurs un rôle capital dans cette œuvre rigoureuse bâtie sur l’ordonnancement de lignes. Le Prix Gaston Bertrand Attribué par la Fondation « à un peintre belge de 45 ans au moins, ayant sa démarche propre et ses moyens inventés par lui pour rendre visible son monde intérieur »
12/07/1921 - 2/05/2012
Bogart démarre son activité picturale en 1939. Il quitte ensuite la Hollande, séjourne dans le Midi de la France, avant de s’établir à Paris de 1951 à 1959. Ses œuvres évoquent des signes abstraits qui surgissent d’empâtements chargés. La masse picturale, abondante et généreuse, laisse éclater des tonalités savamment orchestrées. Progressivement la matière s’alourdit et domine la composition. Les couleurs deviennent plus éclatantes et jouent sur de francs contrastes. Matière, couleur et signe sont les éléments constitutifs d’une peinture qui s’impose au regard. Entre 1960-63, il se partage entre Bruxelles, Rome et Paris et se fixe définitivement en Belgique, pays dont il obtient la nationalité en 1969.
27/06/1925 - 11/01/2002
Peintre gantois, Burssens est issu d’un milieu d’universitaire. Il étudia aux Académies de Malines et Gand (où il deviendra ultérieurement professeur) mais forge son art en cherchant ses propres guides parmi lesquels Frits Van den Berghe dont il s’inspire pour ses premières œuvres aux accents expressionnistes. En 1949, il expose au Salon Apport 49 de Delevoy dont le catalogue, préfacé par Dotremont, réunit entre autres Alechinsky et Claus. Membre fondateur du Groupe Art Abstrait (1952), Burssens s’en détache lorsque des dissensions apparaissent. Il laisse libre court à ses penchants lyriques notamment par le travail de la matière, donnée fondamentale de son œuvre. En 1947 déjà, il intègre à la peinture des matériaux étrangers tels le sable et la laque. Epaisses, ses pâtes colorées sont travaillées et participent pleinement à l’énergie tumultueuse qui se dégage des réalisations des années 1952-62.
26/04/1922 - 27/09/2005
Bury entame une carrière de peintre influencé par le surréalisme évoluant vers l’abstraction. Il collabore avec le mouvement Cobra et fréquente entre autres Dotremont et Alechinsky. En 1952, il fonde le groupe Art Abstrait qui entend participer au renouvellement artistique de son temps et s’imposer sur la scène internationale. La découverte, en 1950, de l’œuvre de Calder invite Bury à reconsidérer son approche de l’art. Dès 1953, il découpe des éléments qu’il assemble en Plans mobiles. Cette étape fondatrice le conduira à s’adonner exclusivement à la sculpture qu’il conçoit sous une forme animée d’un moteur électrique. Le mouvement occupe désormais une place primordiale au sein d’une œuvre originale et novatrice qui rencontre un succès international.
05/04/1929 - 19/03/2008
HUGO CLAUS Sauvage et impétueux, ce sont les termes qui reviennent sans cesse à propos des peintures d’Hugo Claus. Le peintre ne semble pas être dans la méditation, lorsqu’il s’adonne à la peinture. Il semble expulser les couleurs sous l’effet d’une crampe. Soit le résultat est étonnamment beau sur le plan esthétique, soit il est si sauvage, saccadé et bariolé que Gaétan Picon le cataloguait à juste titre d’hémorragies. Maurits Bilcke, 1963 Je me considère moi-même comme peintre et écrivain, les deux à la fois. La solitude imposée au pensionnat m’a poussé à imaginer, à dessiner des choses, et à me raconter des histoires. Je ne sais pas quand j’ai commencé à le faire, mais il me semble que j’ai toujours écrit et peint. Hugo Claus, 1963 Cobra fait partie de moi, ce fut une tranche de vie pour moi. Je suis néanmoins fort critique par rapport au parcours suivi depuis par la plupart des gens de Cobra. Ils se sont étriqués. D’une approche globale, ils ont gardé leur patte, une petite touche qui fait leur marque de fabrique. Mais bon. De nos jours, l’actualité est moins collective. Tous ces personnages, capables à l’époque d’entreprendre ensemble, mus par un certain enthousiasme, se sont laissés envahir par la méfiance et la vie elle-même, et ils se sont mis à bouder dans leur coin. Et voilà qu’ils produisent leurs propres petites sécrétions. Oui, moi aussi. Hugo Claus, 1980 1929 Hugo Claus naît le 5 avril à Bruges • 1930 il est placé très jeune dans un internat près de Deinze • 1933-45 fait ses six premières classes au Pensionnat Saint-Joseph à Aalbeke, puis à Courtrai et Deinze • 1946 au printemps, Claus loue une fermette à Sint-Martens-Leerne avec Antoon de Clerck et illustre quelques éditions de poésie de son père • 1947 fondation de La Relève, un cercle de jeunes artistes flamands dont Claus est proche départ à Paris en décembre il s’enthousiasme pour le surréalisme • 1949 accomplit son service militaire à partir du 1er avril 1949 expose des dessins à la librairie ostendaise d’Henri Vandeputte Claus crée le recueil illustré Herbarium, quinze textes inédits « écrits et illustrés d’après nature par Hugo Claus pour Ellie » • 1950 participe à l’exposition Apport avec Pierre Alechinsky et Corneille, à la galerie Apollo (Bruxelles) dans ladite galerie, il participe à une exposition CoBrA, aux côtés d’Asger Jorn et Corneille participation à une exposition titrée Tijd en Mens à la galerie Saint-Laurent (Bruxelles) avec Jan Cox • 1951 prend part à une exposition à la Librairie 73 (Paris) aux côtés d’Alechinsky et Karel Appel e.a. • 1952-55 se rend plusieurs fois en Italie • 1956 première exposition individuelle de Claus à la galerie Taptoe (Bruxelles) • 1959 entreprend des voyages aux États-Unis, au Mexique et à Cuba • 1977 cofonde la maison d’édition bibliophile anversoise Ziggurat, avec Marie-Claire Nuyens et Marc Verstockt • 1978 Printshop België (Anvers) organise l’exposition Cobra Revisited avec des peintures sur papier de Claus datant de la période 1949-1959 • 1979 trois prix lui sont décernés : le prix de la culture de la ville de Gand, le prix Constantijn Huygens et son cinquième prix d’État • 1980 avec Alechinsky, il crée le tableau du jeu de l’oie Gans België • 1984 reçoit son sixième prix d’État, le premier pour de la prose, à savoir pour son roman Het verdriet van België (Le chagrin des Belges) (1983) • 1988 la galerie Espace (Amsterdam) organise l’exposition Memoriaal (œuvres sur papier) 1950-1966) l’exposition Werken op papier (1950-1982) est mise sur pied par le musée d’Art Contemporain d’Anvers • 1991 la galerie du Cirque Divers (Liège) organise l’exposition Hugo Claus. Dessins • 1991 la double exposition Breyten Breytenbach et Hugo Claus est organisée à l’Elzenveld à Anvers • 2008 Hugo Claus décède le 19 mars à Anvers.
01/04/1954
PAWEL CZERMAK Je me souviens d’un voyage pour quelques reportages de mode aux Îles Canaries. Tous ces stylistes étaient de la partie. Une bande de joyeux drilles enthousiastes. Rêveurs aussi. Mais les pieds dans le réel. Pawel Czermak, 2016 Aidé par son irréprochable technique et une attention toute particulière pour la composition des formes et des couleurs, Pawel Czermak est particulièrement doué pour la mise en scène des formes de vie contemporaines. Il est d’ailleurs frappant de constater que les photos de Czermak ne constituent pas tant des documents témoins de cette culture new wave, mais qu’ils en sont des acteurs à part entière. Maison européenne de la photographie Europhot, 1980 1954 Pawel Czermak naît le 1er avril à Cracovie en Pologne • 1963 la famille déménage en Belgique • il étudie la photographie à l’Académie Royale des Beaux-Arts d’Anvers • une exposition individuelle lui est consacrée au O.K Club et à l’hôtel Congrès à Anvers • participation à des expositions de groupe à Anvers, Breda, Gand, Deurne et Charleroi • 1980 gagne le Prix de la Province en photographie couleur ainsi que le 2e prix Photo à Fribourg • ouvre son propre studio • 1981 participe à une exposition collective avec Staf Geers, Spank Moons e.a. • 1983 sa participation au magazine Mode. Dit is Belgisch - Mode, c’est Belge lui vaut sa première grande percée • collabore avec Dries Van Noten, Dirk Bikkembergs, Marina Yee, Martin Margiela et Walter Van Beirendonck à des projets nationaux et internationaux • 1985-86 le Creative Club of Belgium Award lui est décerné, d’abord la médaille d’argent, ensuite la médaille d’or • 1993 Pawel expose dans l’ancien entrepôt anversois Sint-Felix-pakhuis dans le cadre d’Anvers, capitale culturelle de l’Europe • 2013 exposition individuelle Early Days… - Pawel Czermak Photographer situé Graanmarkt 13, Anvers • 2016 Pawel Czermak habite et travaille à Anvers.
22/07/1911 - 20/02/1992
Formé à l’Académie des Beaux-Arts de Liège, Docteur en Histoire de l’Art, Delahaut est le premier abstrait géométrique en Belgique après 1945. Il ne cessera jamais de défendre sa conception artistique que ce soit au travers de son œuvre ou de ses écrits. Dès 1946, il adhère à la Jeune Peinture Belge dont il est le seul abstrait. Il défend l’abstraction au Salon des Réalités Nouvelles à Paris en 1947. En 1952, il figure parmi les membres fondateurs du groupe Art Abstrait. Il s’investi ensuite dans les groupes Formes (1956) et Art Construit (1960). En 1954, il cosigne le Manifeste du Spatialisme. Son travail se déploie selon une logique sérielle propre à la rigueur caractéristique de son œuvre. Les formes pures dialoguent dans un jeu de contrastes colorés posés en aplats et participent des recherches menées sur la construction de l’espace.
12/12/1922 - 20/08/1979
Fondateur et initiateur de l’aventure Cobra, Dotremont y jouera un rôle prépondérant de par son statut d’écrivain. Il fonde la revue du même nom et écrit de nombreux articles sur ses amis artistes. Il réalise des œuvres à quatre mains, des peintures-mots, avec entre autres Jorn, Corneille, Atlan, Vandercam et Alechinsky. Atteint de tuberculose, son œuvre littéraire et picturale en porte la trace. Suite à de nombreux voyages dans le Nord (Danemark, Finlande), il invente en 1962 le logogramme, où le mot et la peinture ne font plus qu’un sur le papier. Les tracés calligraphiques à l’encre de Chine délivrent un discours souvent retranscrit au crayon en pourtour de l’œuvre, autant plastique que littéraire.
14/12/1958
Fabre se distingue par une approche de l’art faisant fi des frontières. Multidisciplinaire, cet anversois s’est fait connaître à la fois comme plasticien, homme de théâtre et auteur. Il mène une carrière internationale exposant son travail partout dans le monde. Le corps, les animaux, l’approche scientifique du monde vivant sont autant d’éléments qui le fascinent et alimentent sa démarche artistique en constante réflexion. Sa reconnaissance lui ouvre les portes d’institutions prestigieuses qui lui proposent de dialoguer avec leurs collections (carte blanche au Louvre, 2008, Palais des Beaux-Arts de Lille, 2013).
18/04/1919 - 27/02/1997
Formé à l’Académie des Beaux-Arts d’Anvers en peinture, Vic Gentils débute une production influencée par l’expressionnisme mais s’intéresse rapidement au cubisme et à l’art abstrait. Il manifeste également un intérêt profond pour l’art africain découvert lors d’une exposition en 1956 au KMSK d’Anvers. Deux ans plus tard, il crée des reliefs abstraits, réalisés au départ d’anciens cadres moulurés qu’il présente sous la forme de triptyques. Il recourt au chalumeau qui, en carbonisant le bois, en modifie le rendu. Toujours en 1958, il devient l’un des membres fondateurs du groupe G58 qui exposera dès 1959 à la Hessenhuis d’Anvers. En 1960, il s’associe, entre autres, à Van Anderlecht et Vandenbranden, au sein d’un nouveau rassemblement la Nieuwe Vlaamse School. Il poursuit son travail d’assembleur intégrant de nouveaux éléments de récupération provenant de pianos, de balustrades, d’armoires etc. Dès 1964, il réalise de véritables ensembles tridimensionnels et s’inscrit dans une veine figurative. Célèbre pour ses portraits-hommages ou des sujets d’inspiration historique, Gentils jouira d’une reconnaissance internationale. Il poursuivra la peinture, développera la sculpture en bronze, réalisera des terres cuites mais également des lithographies, collages et gouaches. VIC GENTILS 1919 Vic Gentils naît le 18 avril à Ilfracombe en Angleterre • 1934-42 il entre à l’Académie d’Anvers et poursuit ses études à l’Institut National Supérieur des Beaux-Arts de la même ville • 1943-50 sa peinture, initialement expressionniste et informelle, évolue vers l’abstrait • en 1946, il tient l’affiche d’une exposition consacrée à son œuvre au Cercle Artistique (Anvers) • 1952 ouvre une galerie d’art à Anvers avec son épouse • 1954-58 l’artiste incorpore des objets et matériaux synthétiques à ses œuvres et se met à créer des reliefs en papier mâché arrête la peinture après avoir réalisé des reliefs de cuivre sur toile en 1957, le prix Talens lui est décerné • 1958-61 avec Paul Van Hoeydonck et Walter Leblanc notamment, Gentils fonde le groupe G58 à la Hessenhuis à Anvers séjour à Milan où il fait la rencontre de Lucio Fontana et Piero Manzoni Gentils crée ses premières sculptures en fer • 1960 après avoir quitté G58, il crée De nieuwe Vlaamse School (nouvelle école flamande) avec Jef Verheyen et Engelbert Van Anderlecht il incorpore du bois calciné dans ses sculptures, y ajoutant même des pièces de piano récupérées il tient l’affiche de deux expositions : à la galerie Aujourd’hui (Bruxelles) et la galerie Orez (La Haye) • 1963-65 crée des sculptures au départ de vieilles armoires et commence à peindre ses sculptures une exposition au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles lui est consacrée la cinquième Biennale de Saint-Marin lui décerne le premier prix • 1966-67 Gentils travaille à son fameux Jeu d’échecs dont l’achèvement lui prend un an expose à New York, Bâle, Londres et Genève • 1968 l’artiste signe une série de portraits • 1969 réalise les Huit péchés capitaux fait l’objet d’une exposition individuelle à la galerie Veranneman (Bruxelles) et à la galerie Foncke (Gand) • 1970-71 reçoit le prix Robert Giron crée des collages blanc sur blanc et réalise un portrait de Paul Delvaux • 1975 se met à intégrer du bois et de l’ivoire dans ses œuvres • crée le relief à miroirs Equinox pour le métro de Bruxelles • 1997 Vic Gentils décède à Alost le 27 février, à l’âge de 77 ans. Selon moi, créer quelque chose relève d’un combat… Mais pour l’inspiration, j’ai besoin de l’humain et tout … Sans doute voudrais-je figurer un autre monde, vu que je souhaiterais une autre civilisation et une autre société. Je déteste l’uniformerie, toutes ces lois, associations et syndicats. Je me révolte sans cesse, aussi contre moi-même. Si tout allait bien dans le monde, il ne produirait pas de l’art ! Vic Gentils, 1966 L’œuvre de Vic Gentils’ est inépuisable et demeure pleine de surprises. Il en va de même de l’homme. Le rencontrer, c’est être confronté à sa dérision secrète, ses soudains éclats de rire, son indifférence feinte dissimulant une curiosité aiguë que trahissent ses grimaces condescendantes, ses ricanements ironiques et ses soudaines étincelles dans les yeux. De par sa nature provocatrice, il rompt la quiétude de l’acquit. Cette inquiétude expansive le pousse, stimule son caractère fantasque et son sarcasme, son appétit de vivre. Phil Mertens, 1978 L’univers de Gentils est si personnel que chaque influence est aussitôt intégrée dans le creuset de son œuvre propre. L’essentiel n’est pas l’apport d’un élément de référence, mais ce qu’en fait l’artiste, comment il l’assimile, comment il le dépasse, comment son œuvre s’en enrichit. K.J.Geirlandt, 1985
13/10/1893 - 19/10/1976
Guiette se forme à la peinture en autodidacte, dès son retour de la guerre, en 1919. Il se familiarise avec l’art de l’époque menant une étude rigoureuse sur la forme plastique. Influencé par l’expressionnisme flamand, il est invité à signer un contrat au sein de la galerie de Paul-Gustave Van Hecke. En constante évolution, Guiette s’oriente ensuite vers une tendance cubiste marquée par l’influence de Picasso. Aux alentours de 1947, son œuvre se rapproche de l’art dit « brut ». La matière devient un élément très présent et participe à la révélation du sujet traité sous une forme primitive. Il se mue progressivement en signe dont la valeur équivaut à la présence qu’il induit. Guiette évolue dès 1955 vers la peinture informelle. Le signe devient progressivement un symbole aux allures calligraphiques qui, tout au long des années 1960 et au-delà, révèle l’influence de la philosophie Zen.
26/12/1932 - 14/01/1986
Peintre et sculpteur, Leblanc se forme à l’Académie des Beaux-Arts d’Anvers notamment auprès de René Guiette. En 1977, il devient lui-même professeur au NHIBS (Institut d’architecture et d’urbanisme d’Anvers). Suivant les volontés de son père, il décroche un diplôme de publicitaire qui lui permettra d’obtenir quelques boulots alimentaires. En 1958, il est l’un des membres fondateurs du G58 dont il retrouve certains membres au sein du groupe international Nouvelle Tendance (1962). Cette période est déterminante pour le travail de Leblanc qui s’élabore autour d’éléments clés : la lumière, l’espace et le mouvement. Dès 1959, la torsion devient l’élément fondateur qui permet à l’œuvre d’accéder au champ tridimensionnel. En 1964, il réalise d’ailleurs de véritables intégrations architecturales. La torsion est le support de différentes séries (Torsions, Twisted Strings, Mobilo Statics) qui rythment l’évolution de l’œuvre. L’ultime série Archétypes se concentre sur l’étude des rapports entre formes géométriques. Elle donne d’ailleurs son nom à l’intégration dans le métro bruxellois que l’artiste, décédé prématurément dans un accident de voiture en 1986, ne pourra pas voir achevée.
1972
MICHAEL MATTHYS Difficile de regarder ces portraits en creux autrement que comme les vanités d'aujourd'hui, images fortes et floues où se jouent l'inévitable passage sur l'autre versant et la métamorphose de la chair en squelette. Danièle Gillemon, 2014 Traits de mémoire, ses fusains, monumentaux, sont les réceptacles, lumineux sous l'opacité aveuglante, de visions anciennes, familiales, resurgies entre ciel et loup quant il court le soir pour se donner de l'allant, une vie saine. Roger Pierre Turine, 2010

1972 Michaël Matthys naît le 20 janvier à Charleroi • 1997 Diplômé de l’académie de l’enseignement supérieure des Beaux-Arts de Tournai • 1999 Triples publications sous forme de bandes dessinées : Garde à vue (éditions Delcourt) – Frigo Box 10 (éditions Fréon) – COMIX 2000 (éditions L’Association) • 2000 participe au 11e Prix de la Gravure et de l’Image Imprimée, La Louvière • 2001 Entame une carrière d’enseignant comme Professeur d’arts plastiques à l’Institut St. Pierre et Paul à Florennes (jusqu’en 2009) • 2002 Participe au Prix des Arts plastiques du Hainaut, B.P.S.22 (Charleroi) • 2003 Publie Moloch (éditions Frémok) qui dépeint l’atmosphère singulière des usines sidérurgiques de Cockerill Sambre • 2004 Obtient une bourse de la Communauté française de Belgique (CFB) pour la réalisation de son projet La Ville rouge, portrait de Charleroi •la CFB acquiert une planche originale deMoloch 2005 La Province du Hainaut se porte acquéreur de la fresque La Ville rouge peinte avec du sang animal – Entame une collaboration fructueuse avec la galerie Jacques Cerami (Couillet, Charleroi) où il expose régulièrement depuis lors• 2006 Obtient une subvention pour le projet vidéo de Moloch • 2007 Fresque Charleroi City achetée par la Banque nationale de Belgique • 2008 Professeur de dessin à l’Académie des beaux-arts de Châtelet (jusqu’en 2011) et conférencier en gravure à St. Luc Liège supérieure (jusqu’en 2010) – Exposition Du dessin à animation du dess(e)in, Centre Wallonie Bruxelles (Paris) – Off de la 8e biennale de Dakar • 2009 Exposition solo au Muséedes Beaux-Arts de Charleroi, Tin Town– Exposition Famille de sang à la Fondation Francès (Senlis, France) – Publications de Je suis un ange aussi… (collection Flore, éditions Frémok) et du livre La Ville rouge (éditions Frémok) – Acquisition d’une œuvre par La Maison Rouge (Paris) • 2010 Expose lasérie Running in the Dark réalisée au fusain et élaborée autour de portraits d’ancêtres partis au Congo belge pour y construire des chemins de fer (années 1930) – Exposition à la Cité de l’architecture, La ville dessinée (Paris, Palais Chaillot) • 2011 Réalisation des visuels pour la commémoration de Charleroi 1911-2011 – expo Still alive, Centre d’art de la ville de Dudelange (Luxembourg) – Une autre histoire, Musée de la Bande dessinée, Angoulême • 2012 Exposition collective au Musée Docteur Guislain, Gevaarlijk jong– Manifesta 9, Gand – exposition solo The Black Rider, Galerie Jean Marc Thévenet (Paris) – exposition solo Aperçu, Les Brasseurs (Liège) • 2013 Après avoir été assistant, ildevient Professeur de dessin et moyen d’expression à l’académie des Beaux-Arts supérieure de la ville de Liège (jusqu’en 2015) • 2015 Exposition Putain de Guerre, Musée des Beaux-Arts de Charleroi –Exposition Rêve sombre, Eté 78 (Bruxelles) • 2016 Exposition Nuits Sombres, Galerie Jacques Cerami (Charleroi), travail nourri par le livre de Joseph Conrad, Au cœur des ténèbres (1899), qui, au travers de l’aventure d’un jeune officier au cœur de l’Afrique noire, offre à l’artiste un support de réflexion sur les aspects sombres et sauvages de la nature primitive de l’homme et son rapport à l’Histoire.

6/11/1915 - 8/12/2013
Mendelson fréquente durant ses études à l’institut des Beaux-Arts d’Anvers les cours de Gustave van de Woestijne et Isidore Opsomer, suivant la tendance animiste dominante. Il participe aux salons Apport organisés par Robert Delevoy et devient l’un des membres fondateur de la Jeune Peinture Belge en 1945, année où il s’installe à Bruxelles. A partir de 1948, il délaisse la figuration pour une abstraction géométrisante. En 1951, il prend charge de cours à La Cambre (sérigraphie). Intéressé par le rapport entre peinture et architecture, il réalise deux intégrations architecturales (Kursaal, Ostende, 1952 – Hôtel Canterbury, Bruxelles, 1953) et cosigne le manifeste du groupe Espace. Il se rend en Espagne (1953) où il découvre un pays auquel il demeurera profondément attaché. L’année 1956 marque le début d’une période matiériste qui verra la réapparition de figures. Elles seront ultérieurement traitées à l’aquarelle (1967) et en sculptures (dès 1969). L’abstraction refait surface au début des années 1990 remplissant la toile d’un champ monochrome.
24/05/1899 - 19/10/1984
Né à Namur, Michaux effectua de nombreux voyages au cours de sa vie (Equateur, Asie, Inde, Amérique du Nord). En 1924, il s’établit à Paris et adopte, en 1955, la nationalité française. L’œuvre du poète se dissocie du travail pictural mais s’amorcent à la même période (1925-27) et répondent à la volonté commune d’exprimer le monde intérieur de l’artiste. Son attrait pour la calligraphie orientale l’amène à explorer la technique de l’encre de Chine. Alors que le langage implique un cheminement construit de la pensée, les signes et traces qui surgissent sous le pinceau de Michaux se dégagent de tout signifiant. Entre 1956 et 1959, Michaux use d’hallucinogènes, principalement la mescaline, qui provoque des états de conscience inspirants. Aux débuts des années 1960, Michaux expérimente d’autres matériaux tels que l’aquarelle, la gouache et le sépia introduisant la couleur. Les œuvres de 1961-1962 annoncent une série de gouaches (1964-1965) caractérisées par un fractionnement de la surface en bandes horizontales surplombées des figures-signes qui vibrent comme des notes de musique sur une portée. Le langage graphique est une constante sans cesse renouvelée dans l’œuvre de cet artiste singulier.
31/07/1913 - 24/12/2004
Après des études en architecture à l’Académie des beaux-arts de Bruxelles, Moeschal poursuit une formation de sculpteur. Résolument moderne dans son approche d’un monde en changement, il puise aux sources du passé (préhistoire, Egypte, Moyen Age) des concepts inspirants pour ses créations personnelles. Il s’oriente naturellement vers la sculpture monumentale menant une réflexion sur l’intégration d’œuvres dans l’espace publique. Il s’intéresse au développement de la science et aux potentialités techniques qu’offre les nouveaux matériaux. Ainsi, il privilégie le béton, l’aluminium ou l’acier corten qui valorisent les formes épurées propre à la rigueur rythmique qui parcourt son œuvre. Travaillant en collaboration étroite avec des ingénieurs, Moeschal ne recule devant aucune contrainte et n’hésite pas à innover repoussant les limites techniques jusqu’à leurs extrêmes. Chargées de symbolique, les œuvres de Moeschal prennent place dans des lieux emblématiques où elles dialoguent avec l’espace et prennent valeur de signes.
2/10/1908 - 26/01/1999
Formé à la peinture et à la sculpture, Mortier entame une carrière artistique à l’aube des années 1940 qu’il mène en parallèle de ses activités professionnelles alimentaires. Il expose au Salon Apport de 1944 et 1945 organisés par Robert Delevoy et rejoint brièvement la Jeune Peinture Belge (1945-1946). Considéré comme l’un des principaux représentant de l’abstraction lyrique en Belgique, Mortier trouve sa pleine mesure dans l’amplitude d’un geste brossé largement sur la toile ou le papier. Il puise son inspiration dans l’environnement du quotidien dont il transcende les sujets, cherchant à atteindre un équilibre formel révélateur d’une émotion intense. Rigoureux dans sa démarche, Mortier dévoile toute l’étendue de sa puissance à l’huile comme à l’encre de Chine. Le noir joue un rôle structurant et s’allie, ou contraste selon les cas, avec une palette de couleurs lumineuses. Les formats monumentaux sont fréquents favorisant la vigueur du déploiement gestuel. L’œuvre de Mortier se distingue par la puissance qu’elle dégage révélant tout en pudeur la vérité intérieure d’un homme en quête d’absolu.
7/07/1916 - 7/04/1994
Après une double formation à Bruges et Gand, Luc Peire inscrit son œuvre dans le sillage de l’expressionnisme flamand et plus particulièrement de Constant Permeke. Peire est l’un des membres fondateurs de la Jeune Peinture Belge et expose aux salons Apport (1943 à 1945). Aux Baléares (1950), il acquiert la technique de la fresque qui nécessite une rapidité d’exécution exigeant un savoir-faire maîtrisé. Cet apprentissage l’amène à une simplification formelle annonciatrice d’un style dépouillé qualifié de « verticalisme abstrait ». Ses voyages successifs (Espagne, Maroc, Afrique, Congo belge) participent sans conteste à l’évolution stylistique qui s’opère dans son œuvre. En 1959, il s’installe à Paris et cofonde l’année suivante le groupe Mesure. La ligne verticale s’impose comme l’élément clé d’un système basé sur la répétition plus ou moins rapprochée des lignes organisées dans un jeu chromatique aboutissant à une composition rythmée. La création d’environnements s’inscrit dans le prolongement d’une pensée avant tout spirituelle.
06/12/1910 - 21/06/1998
Né à Paris de parents belges, Rets arrive à Liège en 1914 et suit une formation à l’Académie dès 1920. En 1945, il devient membre de l’APIAW (Association pour le progrès intellectuel et artistique de la Wallonie) et expose l’année suivante avec la Jeune Peinture Belge. Après des débuts influencés par le cubisme, il se familiarise avec l’abstraction géométrique et plus particulièrement l’œuvre de Magnelli. Cérébral et réfléchit, Rets trouve dans la tendance construite un mode d’expression qui répond à son tempérament. Son engagement en faveur du géométrique rejoint celui de Delahaut dont il fut un ami. Il participe aux différents groupes Art Abstrait (fin 1953), Formes (1956) et Art Construit (1960) et signe le manifeste du Spatialisme en 1954. Rets concentre son attention sur les rapports de formes et de couleurs. Dès 1956, il réalise des tableaux en relief. Cette approche évolue vers la réalisation de reliefs destinés à s’intégrer dans un environnement donné. A partir des années 1960, il exécute des œuvres lumineuses, assimilées à l’Op’Art, intégrant des néons. Il reste fidèle à ses préceptes artistiques jusqu’au terme de sa carrière en 1990.
1924
JAN SAVERYS Jan Saverijs revendique une totale liberté de moyens d’expression, selon les besoins de l’artiste. Puisque l’art joue sur la capacité émotionnelle, il est surtout de l’ordre du ressenti. Son objectif est une quête de rapports de formes et de couleurs, qui conduisent le rythme intérieur de la vie (sans influences externes) vers une vérité expressive et poétique par le biais de la matière. Un art abstrait qui par sa liberté de forme et de couleur, acquiert une signification importante dans les constructions rationnelles modernes et y apporte la poésie de la vie. Maurits Bilcke, 1952 Cet art demeure toujours simple, chaleureux, généreux. Comme si seul le soleil était digne d’être peint, selon Jan Saverys. Jan Walravens, 1990 … Car Saverys n’est pas un peintre particulièrement enjoué, aussi positif fût-il. Par suite d’une vue bien trop complète des rapports. Il ne glorifie pas l’existence, mais n’en fait pas un problème non plus. Il se limite à y croire. Geert Bekaert, 1999 1924 Jan Saverys naît le 31 juillet à Petegem • il est le fils cadet du peintre Albert Saverys • 1943-47 formé à l’Académie des Beaux-Arts de Gand dans la classe d’Hubert Malfait pendant le week-end, l’artiste suit des cours de dessin chez Jos Verdegem • 1947-48 poursuit ses études à Paris chez le professeur E.O. Friesz à l’Académie libre cofondateur du groupe La Relève, avec e.a. Roger Raveel et Jan Burssens • 1948-51 l’artiste s’oriente vers la peinture abstraite lyrique il participe à plusieurs expositions à Gand, notamment au salon quadriennal, à la galerie Dietrich à Bruxelles ainsi qu’à Anvers • 1952 Saverys fonde le groupe Art Abstrait en compagnie de Pol Bury, Georges Collignon, Georges Carrey, Jean Milo, Jo Delahaut et Plomteux Sa première exposition individuelle a lieu à Anvers au cabinet d’art K.N. Horemans participation à l’exposition collective d’art belge en Norvège • 1953 Saverys expose au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles aux côtés du groupe Art Abstrait • 1954 l’artiste participe à des expositions en Belgique, au Brésil, en France et en Italie • 1955-60 travaille comme directeur Benelux chez Knoll International durant cinq ans, Saverys ne participe à aucune exposition, mais continue de peindre • 1961-62 son activité se concentre aux Pays-Bas où il participe à diverses expositions collectives • 1986 le Centre Wallon d’Art Contemporain (Flémalle) monte une exposition consacrée au groupe Art Abstrait • 1987-99 participe à diverses expositions en Belgique et en France.
07/04/1926 - 27/12/1997
Polonaise d’origine, Tapta, de son vrai nom Maria Irena Boyé, débarque en Belgique, en 1945, suite à l’insurrection de Varsovie. Formée aux arts du tissage à La Cambre (Bruxelles), elle deviendra responsable de l’atelier Tapisserie en 1975. Audacieuse, elle renouvelle le genre traditionnel du textile aux moyens de structures et cordages. Déjà, elle oriente ses créations vers la forme sculpturale en choisissant d'investir l'espace. Elle donne à son atelier un nouvel intitulé, Sculpture souple, correspondant à la constante volonté de recherche de ses projets artistiques. Animée par une réflexion incessante, Tapta expérimente. Dessins et maquettes sont autant de notes d’une œuvre en construction. Ses assemblages de formes et de matériaux prennent vie dans le dialogue qu’ils suscitent avec l’espace environnant. La démarche évolue et ne craint pas le bouleversement. Privilégiant les matériaux bruts, elle s’attaque au caoutchouc industriel (néoprène) qu’elle entend bien dompter. L’épanouissement des formes passe par la monumentalité. Elle s’intéresse au dialogue entre l’œuvre et son environnement et réalise des sculptures urbaines. Tapta intègre l’eau et la lumière qui induisent une nouvelle dynamique dans l’œuvre. Sans jamais cesser de cheminer, elle crée une œuvre qui tend vers l’équilibre. Nourries de tensions, de jeux de résistances, les sculptures de Tapta se prêtent à l’échange et à la rencontre. Tisser du lien est sans doute le fil conducteur de toute son œuvre. 1926 Maria Irena Boyé naît à Koscian (Pologne) le 7 avril se nomme elle-même Tapta à l’âge de deux ans et demi • 1939-44 participe à l’Insurrection de Varsovie avec son futur mari Christophe Wierusz-Kowalski • 1944 termine ses études secondaires • 1944-45 le couple est retenu en captivité dans un camp dirigé par les Allemands où les deux jeunes se marient libération du camp par les Russes ils choisissent de gagner la Belgique Tapta fait une année de médecine avant de s’inscrire à l’atelier textile de La Cambre à Bruxelles où elle suit une formation de trois ans • 1950 leur diplôme en poche, départ pour le Congo belge où Christophe, ingénieur, est engagé pour s’occuper de chantiers navals Tapta découvre de nouveaux matériaux comme le sisal et réalise des expérimentations textiles • 1960 retour de la famille en Belgique réalise des vêtements tissés pour contribuer aux frais du ménage poursuit ses recherches en réalisant des compositions abstraites où elle intègre des plaques d’aluminium ou de laiton • 1964 reçoit le Prix Alphonse Muller • 1966 première exposition personnelle à la galerie Les Métiers à Bruxelles • 1969 participe à la 4e Biennale Internationale de la Tapisserie à Lausanne acquisition d’une œuvre par la Ville de Lausanne le textile devient progressivement volume • 1970 participe à l’Exposition Internationale de la Tapisserie de Grenoble • 1971 exposition à la Galerie Richard Fonck à Gand et Galerie Alpha à Bruxelles • 1972 acquisition du Grand Végétal par les MRBAB • 1973 réalise une Tente à causer, structure de cordages pour l’exposition personnelle que lui consacre le centre culturel de l’abbaye Saint Pierre de Gand • 1974 exposition personnelle au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles • 1976-90 est nommée responsable de l’atelier textile de La Cambre qu’elle rebaptise « sculpture souple » • 1976-77 réalise des sculptures flexibles exposées à la Galerie De Zwarte Panter (Anvers) et à la Galerie Contour (Bruxelles) • 1979 travail de commande pour le centre de navigation de Butgenbach (Tension chromatique) • 1981 participe à la 10e Biennale Internationale de la Tapisserie à Lausanne y présente une structure élastique en caoutchouc qui marque un nouveau tournant acquisition d’une œuvre par le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris • 1982 est invitée par le Musée de la Tapisserie d’Aix-en-Provence y crée Tension, cordages tendus au sein d’une chapelle néoclassique • 1983 réalise Voûtes flexibles pour la station Veewyde du métro bruxellois • 1987 Lieu de transition, imposante sculpture en néoprène et acier est exposée au M KHA d’Anvers les MRBAB acquièrent Néoflexibles 2 • 1988 placement de Niké ou Projection de force à Louvain-la-Neuve • 1990 réalise Au bord du temps œuvre flottante pour le Lago di Monate (Italie) • exposition personnelle d’envergure à la Fondation Veranneman • 1991 placement d’une de ses sculptures, Transit, au Sart Tilman à Liège • 1993 intègre la lumière comme composante de son travail • 1994 importante exposition au Botanique à Bruxelles • 1995 réalise une œuvre immergée dans le cadre de la Biennale de Venise placement de la sculpture monumentale Esprit ouvert réalisée en collaboration avec sa fille architecte, Joanna, à la gare du Nord à Bruxelles • 1997 importante exposition à la Galeria de Zachęta à Varsovie tant par son ampleur que par ce qu’elle symbolise pour l’artiste accueillie avec tous les honneurs sur sa terre natale Tapta meurt à Bruxelles le 27 décembre 1997 Mues par une dynamique interne, ces structures en relief ont surgi de la surface d’abord à moitié, mais très vite en entier, pour finalement occuper un espace totalement autonome. Willy Van Den Bussche, 1973
24/03/1918 - 7/03/1961
Fréquentant l’atelier de Jacques Maes, Van Anderlecht rencontre certains des futurs membres de la Jeune Peinture Belge tels Gaston Bertrand, Lismonde, Louis Van Lint… S’il commence à exposer ses premières œuvres figuratives aux Salons « Art Jeune » au début des années 1940, le jeune peintre stoppe nette toute activité de promotion. Durant dix ans (1943-1953), il décide de se consacrer à l’étude de la peinture considérant qu’il lui reste tout à apprendre avant de pouvoir parvenir à des propositions « acceptables ». Sa première exposition personnelle a lieu chez Robert Delevoy, à la Galerie Apollo, en 1955 et annonce un choix posé en faveur de l’abstraction. Cette peinture résulte d’un long et lent cheminement intérieur nécessaire à la libération progressive du geste. L’instinct est au cœur d’une création bouillonnante où couleur et matière font écho à la passion qui anime l’artiste. Les mots du poète Jean Dypréau se mêlent aux compositions de 1958-1959 suivant le bon conseil de Serge Vandercam, également adepte des peintures partagées. Van Anderlecht renouvelle l’expérience l’année suivante avec l’anversois Jef Verheyen, recherchant toujours une puissance intacte et sincère. Toujours en 1960, il cosigne le manifeste de la Nieuwe Vlaamse School six mois avant son décès survenu le 7 mars 1961 des suites d’une maladie.
14/07/1926 - 03/06/2014
Né à Bruxelles, Vandenbranden se forme à l’académie libre L’Effort (1948-1949). Il découvre les premières toiles abstraites des peintres de la Jeune Peinture Belge. Dans le sillage de Mondrian et Vasarely, il s’oriente vers le constructivisme dès le début des années 1950 et expose régulièrement à la Galerie Saint Laurent (Bruxelles). Il s’intéresse aux effets de perspectives dans l’espace et par la suite à l’intégration architecturale, au même titre que le fit Vasarely. La couleur joue un rôle primordial au sein d’un système savamment pensé. Les couleurs sont des surfaces homogènes lisses ne laissant pas entrevoir l’intervention de la main. L’approche théorique de l’art retient son attention tant elle correspond à son tempérament. Ses compositions sont le fruit d’une rigueur assumée où les lignes droites dominent. Vandenbranden adhère en 1956 au groupe Art Abstrait et est membre fondateurs de divers rassemblements dont Formes (1956), Art Construit (1960), De Nieuwe Vlaamse School (1960) et du Internationaal Studiecentrum voor Konstruktieve Kunst (1972). Il s’établit à Anvers en 1960, une période où la ligne noire prend son autonomie par rapport à une fonction structurante pour devenir une masse indépendante à valeur égale des autres couleurs. Il utilise désormais des peintures latex répondant à son souhait de pureté.
30/03/1924 - 10/03/2005
Artiste polyvalent, Serge Vandercam fut à la fois photographe, peintre, sculpteur, céramiste, collagiste et enfin décorateur. Suite à sa rencontre avec le poète Christian Dotremont en 1949, il se lie au groupe artistique et littéraire Cobra où il noue des contacts avec Joseph Noiret et Pierre Alechinsky. Intéressé par l’image en mouvement, il entame une carrière de photographe. Vers 1952-1953, il explore en autodidacte la peinture qui deviendra son mode d’expression privilégié. Il s’initie à la pratique de la céramique lors d’un séjour en Italie, à Albisola (1960) donnant forme à un bestiaire fantastique présent également dans ses peintures. Lors d’un voyage de travail au Danemark (1961), Vandercam découvre L’homme de Tollund dans le musée créé par Jorn. Vieux de 2000 ans, mortifié dans la tourbe, cet homme mort sacrifié est exhumé en 1950. Cette découverte marque profondément Vandercam qui y perçoit le symbole de la violence et de l’incompréhension humaines. La présence de figures étranges issues d’un monde imaginaire s’accentuent dès le milieu des années 1960 et se révèlent avec la série des Ateliers. En 1972, Vandercam se lance dans une nouvelle aventure : la sculpture en bois donnant vie à quantité d’Oizals. Tout au long de son parcours, l’artiste entretient des liens étroits avec de nombreux écrivains et poètes (Hugo Claus, Christian Dotremont, Jean Dypréau, François Jacqmin, Jacques Meuris, Max Loreau…). Ces compagnons de route seront à la fois témoins (auteurs de textes) et acteurs (œuvres partagées) de l’évolution d’un univers artistique d’une productivité étonnante échelonnée sur plus d’un demi-siècle.
03/01/1921 - 01/07/1998
Attiré dès son plus jeune âge par le modelage, Willequet attendra le retour de sa famille en Belgique, en 1940, après une enfance vécue au Luxembourg, pour poursuivre des études de sculpture. Il intègre la classe d’Oscar Jespers à La Cambre. Il voyage ensuite en France, rencontre Ossip Zadkine, Henri Laurens et Constantin Brancusi. L’obtention d’une bourse l’amène au Royal College of Art à Londres (1951), ville où il fait la connaissance d’Henry Moore. En 1959, il séjourne à Rome et à Florence, passe deux mois en Autriche pour participer à un symposium lui permettant de pratiquer la taille directe en plein air. Aventureux, Willequet ne rechigne pas devant les difficultés que lui impose la matière. Il use tout autant de la pierre que du bois mais apprécie aussi les qualités de la cire perdue et du bronze. Chaque matière est l’occasion de s’essayer à d’autres approches, d’utiliser un outillage adapté mais chacune porte, au final, le même message. Homme réfléchi, Willequet propose une œuvre empreinte de spiritualité orientale où le vide acquiert une valeur équivalente au plein. Qu’elles soient figuratives ou abstraites, ces sculptures puisent leurs racines dans les méandres d’une pensée en lien avec la vie et invitent à la contemplation méditative. 1921 André Willequet naît à Bruxelles le 3 janvier fréquente une école catholique et sera marqué par l’aspect spirituel et mystique que suscite la foi • 1923-40 vit au Luxembourg où la famille s’est installée • 1940 retour à Bruxelles intègre l’atelier de sculpture monumentale dirigé par Oscar Jespers à La Cambre • 1942 rencontre Philippe Roberts-Jones, historien de l’art et poète, futur conservateur en chef des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, naissance d’une amitié qui perdura dans le temps • 1947 entame ses premiers travaux en pierre obtient le second Prix de Rome • 1948 voyage d’étude en France (grâce au Prix) où il s’imprègne de l’art roman et s’intéresse à la relation entre sculpture et environnement • rencontre trois sculpteurs de renommée ; Brancusi, Laurens et Zadkine • 1950 intègre le groupe Présence s’intéresse à la thématique des Maternités, non sans lien avec Henry Moore qu’il admire • 1951 lauréat du Prix Louis Schmidt • 1951-52 passe 9 mois à Londres où il fréquente le Royal College of Art premiers travaux en bois, matériau de prédilection qu’il chérira désormais • 1952 fait construire sa maison-atelier à Uccle où il s’installe en 1954 • 1955 exposition avec Lismonde à l’Atelier Veranneman à Courtrai • 1956 première exposition personnelle au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles • 1958 honore une commande pour l’Expo 58 en réalisant un panneau décoratif et une sculpture pour orner la Porte du Bénélux • 1959 boursier des accords italo-belges, il séjourne 4 mois en Italie (Rome et Florence) participe durant 2 mois au Symposion Europäischer Bildhauer (Autriche) où il travaille aux côtés de Jacques Moeschal et Eugène Dodeigne • 1960 est marqué par le paysage breton qui l’inspire pour ses nouvelles créations • découvre la technique de la cire perdue qui permet la création ex-nihilo à l’inverse de la taille du bois ou de la pierre. Ses sculptures en cire sont coulées en bronze • 1963 exposition personnelle au Musée des Beaux-Arts de Verviers • 1964 exposition au centre culturel d’Ostende • 1965 acquisition de Grand Torse (1962) par le Middelheim d’Anvers • 1965-75 devient professeur de sculpture à mi-temps à l’Ecole des Arts et Métiers d’Etterbeek • 1965 troisième exposition personnelle au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles • 1968 première exposition à la New Smith Gallery chez Richard Lucas avec lequel il se lie d’amitié • commande de sept bronzes pour le labyrinthe du jardin du Musée van Buuren (Uccle) conçu par le paysagiste René Pechère • 1970 premiers reliefs sur papier (empreintes) • 1974 découverte du bouddhisme qui influe sur son approche artistique 1975-82 dirige l’Ecole de bijouterie de l’Institut des Arts et Métiers de Bruxelles • 1975-90 réalise plusieurs portraits en bronze • 1978-91 participe aux Symposium international de taille de pierre (petit granit) en plein air aux Avins-en-Condroz • 1980 entame une série de sculptures en bronze (cire perdue) intitulées Espaces dans lesquelles le rapport du vide à la matière est le sujet • 1981-84 réalise Arpège, grille monumentale pour le nouveau Musée d’Art moderne de Bruxelles • 1985 première monographie due à Philippe Roberts-Jones • 1986 est élu membre de l’Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique • 1992 participe à l’International Symposium on Marble Sculpture à Thassos (Grèce) • 1994 placement d’une de ses sculptures pour le Sart Tilman à Liège 1997 commande d’une œuvre pour l’aéroport de Zaventem André Willequet meurt à Bruxelles le 1er juillet 1998 "Il est un créateur, au sens le plus complet du terme, c’est un homme de foi et d’incertitude, d’élan et de questionnement, un homme qui vit la difficulté d’être dans la soif de devenir." Philippe Roberts-Jones, 1985
15/11/1923 - 17/07/1996
Wyckaert débute sa carrière de peintre après avoir suivi plusieurs formations académiques à Bruxelles. Dès le début des années 1950, son répertoire s’inspire de la nature et s’oriente vers l’abstraction. Il décompose et schématise des paysages qu’il recompose dans une alchimie joyeuse de couleurs et de matières. L’époque est riche d’enthousiasmes partagés et Wyckaert participe à la création de Taptoe (1955) avec Vandercam et Roel d’Haese qui réunit une galerie, un café littéraire et offre aux artistes de passage un hébergement. Il y retrouve un autre acteur de Cobra, Asger Jorn. Il se lie d’amitié avec le danois et s’engage dans l’aventure de l’Internationale situationniste. Les œuvres des années 1970 gagnent en légèreté, la palette s’intensifie et les rythmes s’harmonisent. Wyckaert aime le changement : il déménage régulièrement et enrichit son œuvre de la diversité des paysages rencontrés lors de ses voyages successifs. Il expose partout dans le monde et entretient une relation privilégiée avec la galerie de Otto van de Loo à Munich qui l’exposera à de nombreuses reprises. Jusqu’à la fin, la présence du geste qui imprime sur la toile des tons vifs et tranchants demeure une constante. Wyckaert compose, décompose, recompose un monde en ébullition dont la renaissance s’annonce infinie.