Artistes
Artistes
Maurice Verbaet Center entend rassembler un ensemble d’artistes sélectionnés prioritairement selon les affinités plastiques ressenties. Le choix s’opère également en fonction d’un potentiel encore peu exploité. L’attention se concentre sur des artistes qui ne disposent pas encore, d’une reconnaissance suffisante.

La Maurice Verbaet Center souhaite se concentrer tant sur l’œuvre d’artistes vivants que décédés. De nombreuses rencontres ont permis de démontrer combien la gestion d’une œuvre est complexe et demande des compétences spécifiques. Les collaborations sont déterminées au cas par cas avec les ayants droit sur base de discussions. Celles-ci permettent de définir les attentes de chacun et d’établir un service sur mesure et ses contreparties au sein d’une convention. Les partenariats s’instituent sous le signe d’un engage- ment dans la durée. Le centre d'art devient l’organisme de référence des artistes retenus et contribue à développer leur renommée.

La galerie à Knokke prend en charge la vente d’œuvres d’art et la production de tirages limités originaux répondant à la mission de diffusion qu’elle s’est fixée.

Si le Maurice Verbaet Center défend logiquement les artistes belges, elle prend d’ores et déjà en charge l’œuvre de deux artistes français avec lesquels Maurice Verbaet a créé un lien intime.

Sensibilisé à l’œuvre de Jean Rustin (1928-2013) depuis 1991, Maurice Verbaet a intégré la co-présidence de la Fondation Rustin dix ans plus tard. Elle s’installe aujourd’hui dans le même bâtiment que le mvAc et la mvG mais bénéficie d’un espace spécifique au 8e étage, un nouvel écrin anversois après la fermeture de l’antenne parisienne en 2012.

Plastiquement très éloignées des œuvres de Rustin, celles de Pierre Célice retiennent tout autant l’attention d’un collectionneur qui ne connaît aucun les cloisonnements. L’engagement de Maurice Verbaet en tant que représentant de Pierre Célice (1932) résulte d’une rencontre avec l’homme et sa peinture. L’artiste, désireux de se consacrer exclusivement à son art, trouve un réel apaisement dans cette collaboration.
8/10/1925
Formé en archéologie et histoire de l’art à l’université d’Anvers, Van Hoeydonck suit des cours du soir en peinture à l’Académie. De nature curieuse, il apprécie les voyages qui jalonnent son parcours. Il se rend au Maroc, source d’inspiration de quelques-unes de ses premières peintures exposées en 1952 à la galerie anversoise Buyle. Paris sera le thème de sa deuxième exposition personnelle présentée en 1952 à la galerie Unicum, à Bruges. L’année 1954 marque un tournant en faveur de l’abstraction géométrique. Ses compositions peintes et ses collages sont animés par une multitude de formes qui déploient une énergie colorée. Van Hoeydonck rejoint le groupe Formes (1956), où il se lie avec Bury, et fait partie des membres fondateurs de G58 dont les expositions se déroulent à la Hessenhuis. Ces événements sont autant d’occasion de découvrir l’art avant-gardiste d’artistes étrangers invités. Le peintre prend progressivement ses distances avec la rigueur qu’impose l’art construit et se tourne vers de nouvelles recherches. Dès 1956, il intègre dans ses œuvres de morceaux de plexiglass provoquant des effets lumineux intrigants. Il réalise une série d’œuvres de lumière jouant avec de blanc sur blanc. En 1961, son séjour à New York répond à son intérêt croissant pour la conquête spatiale qui inspire désormais toute son œuvre et l’engage naturellement dans une nouvelle voie : la sculpture. En 1971, sa statuette Fallen Astronaut est déposée sur la lune par la mission Appolo 15. Dans les années 1980, il réalise des photomontages inspirés de villes visitées qu’il transpose dans un univers où l’architecture défie les lois de la nature imposant une vision imaginaire.
Le peintre, dessinateur et sculpteur André Bogaert, originaire de Zele, naquit le 7 avril 1920. À vingt-cinq ans, il fit ses débuts à l’Académie de Termonde pour étudier ensuite à la NHISKA. Après les études, Bogaert partit à la découverte de la nature, se laissant inspirer par les bords de la Durme à Zele et Hamme. Dès la fin des années cinquante, son style s’est métamorphosé vers un abstrait lyrique fortement teinté d’obscurs. Bogaert faisait partie du groupe G58 : un collectif de trente artistes qui réaménagèrent le grenier de la Hessenhuis afin d’y organiser des expositions novatrices. Lors de la deuxième édition de l’exposition collective du G58, Bogaert y exposait aux côtés de Bert de Leeuw et Walter Leblanc. En 1962, il se mit à expérimenter de nouveaux matériaux destinés à ses tableaux en relief et constructions de bois. Dix ans plus tard, il se mit à intégrer du matériel de récupération tel que des canettes, bobines, morceaux de feutre, tuyaux, dans ses sculptures monumentales. Bogaert prit part en 1965 à la fameuse exposition Pop art au Palais des beaux-arts de Bruxelles. À la fin de sa vie, l’artiste revint à la peinture et à sa première source d’inspiration qu’était la nature. Bogaert mourut en 1986. La même année, une grande rétrospective eut lieu à Lokeren. Au fil de sa vie, diverses distinctions lui furent attribuées, notamment le prix L. Meeus et le prix C. Huysmans, sans oublier les mentions spéciales de la Jeune Peinture Belge, le prix Talens et le prix Olivetti.
27/06/1925 - 11/01/2002
Peintre gantois, Burssens est issu d’un milieu d’universitaire. Il étudia aux Académies de Malines et Gand (où il deviendra ultérieurement professeur) mais forge son art en cherchant ses propres guides parmi lesquels Frits Van den Berghe dont il s’inspire pour ses premières œuvres aux accents expressionnistes. En 1949, il expose au Salon Apport 49 de Delevoy dont le catalogue, préfacé par Dotremont, réunit entre autres Alechinsky et Claus. Membre fondateur du Groupe Art Abstrait (1952), Burssens s’en détache lorsque des dissensions apparaissent. Il laisse libre court à ses penchants lyriques notamment par le travail de la matière, donnée fondamentale de son œuvre. En 1947 déjà, il intègre à la peinture des matériaux étrangers tels le sable et la laque. Epaisses, ses pâtes colorées sont travaillées et participent pleinement à l’énergie tumultueuse qui se dégage des réalisations des années 1952-62.
05/04/1929 - 19/03/2008
HUGO CLAUS Sauvage et impétueux, ce sont les termes qui reviennent sans cesse à propos des peintures d’Hugo Claus. Le peintre ne semble pas être dans la méditation, lorsqu’il s’adonne à la peinture. Il semble expulser les couleurs sous l’effet d’une crampe. Soit le résultat est étonnamment beau sur le plan esthétique, soit il est si sauvage, saccadé et bariolé que Gaétan Picon le cataloguait à juste titre d’hémorragies. Maurits Bilcke, 1963 Je me considère moi-même comme peintre et écrivain, les deux à la fois. La solitude imposée au pensionnat m’a poussé à imaginer, à dessiner des choses, et à me raconter des histoires. Je ne sais pas quand j’ai commencé à le faire, mais il me semble que j’ai toujours écrit et peint. Hugo Claus, 1963 Cobra fait partie de moi, ce fut une tranche de vie pour moi. Je suis néanmoins fort critique par rapport au parcours suivi depuis par la plupart des gens de Cobra. Ils se sont étriqués. D’une approche globale, ils ont gardé leur patte, une petite touche qui fait leur marque de fabrique. Mais bon. De nos jours, l’actualité est moins collective. Tous ces personnages, capables à l’époque d’entreprendre ensemble, mus par un certain enthousiasme, se sont laissés envahir par la méfiance et la vie elle-même, et ils se sont mis à bouder dans leur coin. Et voilà qu’ils produisent leurs propres petites sécrétions. Oui, moi aussi. Hugo Claus, 1980 1929 Hugo Claus naît le 5 avril à Bruges • 1930 il est placé très jeune dans un internat près de Deinze • 1933-45 fait ses six premières classes au Pensionnat Saint-Joseph à Aalbeke, puis à Courtrai et Deinze • 1946 au printemps, Claus loue une fermette à Sint-Martens-Leerne avec Antoon de Clerck et illustre quelques éditions de poésie de son père • 1947 fondation de La Relève, un cercle de jeunes artistes flamands dont Claus est proche départ à Paris en décembre il s’enthousiasme pour le surréalisme • 1949 accomplit son service militaire à partir du 1er avril 1949 expose des dessins à la librairie ostendaise d’Henri Vandeputte Claus crée le recueil illustré Herbarium, quinze textes inédits « écrits et illustrés d’après nature par Hugo Claus pour Ellie » • 1950 participe à l’exposition Apport avec Pierre Alechinsky et Corneille, à la galerie Apollo (Bruxelles) dans ladite galerie, il participe à une exposition CoBrA, aux côtés d’Asger Jorn et Corneille participation à une exposition titrée Tijd en Mens à la galerie Saint-Laurent (Bruxelles) avec Jan Cox • 1951 prend part à une exposition à la Librairie 73 (Paris) aux côtés d’Alechinsky et Karel Appel e.a. • 1952-55 se rend plusieurs fois en Italie • 1956 première exposition individuelle de Claus à la galerie Taptoe (Bruxelles) • 1959 entreprend des voyages aux États-Unis, au Mexique et à Cuba • 1977 cofonde la maison d’édition bibliophile anversoise Ziggurat, avec Marie-Claire Nuyens et Marc Verstockt • 1978 Printshop België (Anvers) organise l’exposition Cobra Revisited avec des peintures sur papier de Claus datant de la période 1949-1959 • 1979 trois prix lui sont décernés : le prix de la culture de la ville de Gand, le prix Constantijn Huygens et son cinquième prix d’État • 1980 avec Alechinsky, il crée le tableau du jeu de l’oie Gans België • 1984 reçoit son sixième prix d’État, le premier pour de la prose, à savoir pour son roman Het verdriet van België (Le chagrin des Belges) (1983) • 1988 la galerie Espace (Amsterdam) organise l’exposition Memoriaal (œuvres sur papier) 1950-1966) l’exposition Werken op papier (1950-1982) est mise sur pied par le musée d’Art Contemporain d’Anvers • 1991 la galerie du Cirque Divers (Liège) organise l’exposition Hugo Claus. Dessins • 1991 la double exposition Breyten Breytenbach et Hugo Claus est organisée à l’Elzenveld à Anvers • 2008 Hugo Claus décède le 19 mars à Anvers.
01/04/1954
PAWEL CZERMAK Je me souviens d’un voyage pour quelques reportages de mode aux Îles Canaries. Tous ces stylistes étaient de la partie. Une bande de joyeux drilles enthousiastes. Rêveurs aussi. Mais les pieds dans le réel. Pawel Czermak, 2016 Aidé par son irréprochable technique et une attention toute particulière pour la composition des formes et des couleurs, Pawel Czermak est particulièrement doué pour la mise en scène des formes de vie contemporaines. Il est d’ailleurs frappant de constater que les photos de Czermak ne constituent pas tant des documents témoins de cette culture new wave, mais qu’ils en sont des acteurs à part entière. Maison européenne de la photographie Europhot, 1980 1954 Pawel Czermak naît le 1er avril à Cracovie en Pologne • 1963 la famille déménage en Belgique • il étudie la photographie à l’Académie Royale des Beaux-Arts d’Anvers • une exposition individuelle lui est consacrée au O.K Club et à l’hôtel Congrès à Anvers • participation à des expositions de groupe à Anvers, Breda, Gand, Deurne et Charleroi • 1980 gagne le Prix de la Province en photographie couleur ainsi que le 2e prix Photo à Fribourg • ouvre son propre studio • 1981 participe à une exposition collective avec Staf Geers, Spank Moons e.a. • 1983 sa participation au magazine Mode. Dit is Belgisch - Mode, c’est Belge lui vaut sa première grande percée • collabore avec Dries Van Noten, Dirk Bikkembergs, Marina Yee, Martin Margiela et Walter Van Beirendonck à des projets nationaux et internationaux • 1985-86 le Creative Club of Belgium Award lui est décerné, d’abord la médaille d’argent, ensuite la médaille d’or • 1993 Pawel expose dans l’ancien entrepôt anversois Sint-Felix-pakhuis dans le cadre d’Anvers, capitale culturelle de l’Europe • 2013 exposition individuelle Early Days… - Pawel Czermak Photographer situé Graanmarkt 13, Anvers • 2016 Pawel Czermak habite et travaille à Anvers.
1930
André Goffin naquit le 1er mai 1930 à Farciennes. Goffin fit ses études à l’Académie de Namur et de Bruxelles, où il suivit notamment les cours d’Anto Carte. Il débuta comme peintre figuratif mais s’intéressa rapidement à l’art abstrait. Goffin était particulièrement sensible aux surfaces, au rythme et à la couleur tandis que ses œuvres allaient gagner constamment en sobriété. En 1968, Goffin tint l’affiche d’une première exposition individuelle et fut lauréat du prix Anto Carte. En 1973, Goffin constituait le groupe Art Concret en Hainaut aux côtés de Jean Dubois, Francis Dusépulchre, Victor Noël, Michel Renard et Marcel-Henri Verdren. Le groupe a eu sa première exposition au Musée des Beaux-Arts de Mons. La même année, Goffin obtenait le Prix Europe de la ville d’Ostende. L’artiste était également membre du Cercle Artistique et Littéraire de Charleroi. Goffin a enseigné à l’Académie de Woluwé-Saint-Pierre de 1977 à 1995.
8/03/1961 - 12/1986
Stéphane Mandelbaum, fils de l’artiste peintre Arié Mandelbaum et de l’illustratrice Phili Mandelbaum, est né le 8 mars 1961. Le jeune Mandelbaum a été formé à l’Académie d’Uccle, où enseignait aussi son père. Très tôt, le jeune Stéphane a été fasciné par les thèmes existentiels tels que la mort, la violence et la sexualité. Ces sujets resurgissent régulièrement dans ses dessins, gravures et peintures. L’artiste avait clairement une préférence pour le dessin et la gravure. Peut-être est-ce dû au fait que la peinture exige plus de patience, ce qui pourrait être l’indice d’un caractère angoissé. Mandelbaum était attiré par des figures marginales : ainsi, gangsters, souteneurs et prostituées furent-ils immortalisés dans son œuvre. Le spectateur est confronté à des scènes directes et poignantes. Mandelbaum s’est également penché sur des personnages plus illustres, tel l’artiste britannique Francis Bacon et l’écrivain italien Pier Paolo Pasolini. Bon nombre de ses œuvres portent des suscriptions en hébreu, de la poésie, ou des bribes de texte découpées de magazines ou journaux. Le tout crée une dynamique provocatrice, dévoilant derechef un esprit angoissé. L’artiste a surtout défrayé la chronique par sa fin tragique. Son corps mutilé fut retrouvé dans une grotte non loin de Namur. Mandelbaum se serait perdu dans des milieux peu recommandables, ce qui explique sa fin précoce. L’artiste n’avait que vint-cinq ans.
07/02/1945
Le Gantois Pjeroo Robjee (né le 7 février 1945), a été formé en peinture, dessin et gravure à l’Académie royale des beaux-arts de sa ville natale ainsi qu’en section préparatoire de la Rijksacademie d’Amsterdam. Il se profile aujourd’hui en tant que peintre, dessinateur, graphiste, acteur, conférencier, auteur, homme de théâtre, animateur et chanteur. En outre, il signe plusieurs livres, bon nombre de pièces de théâtre (en chiffres ronds !) et trois recueils de poèmes. Ses toiles, souvent monumentales, ont parcouru les cinq continents et représenté la nation lors d’événements artistiques majeurs tels que les biennales de Sâo Paulo et de Venise. Ses activités plastiques autant que littéraires furent maintes fois récompensées. Ainsi fut-il distingué à plusieurs reprises par le Prix de la Jeune Peinture. Il fut aussi lauréat du prix Leo J. Krijn pour son premier roman “De Nachtschrijver” (l’écrivain de nuit) et récompensé du prix Eugène Baie en 1984. En 1994 lui fut attribué le prix Louis Paul Boon. Couronné en 1998 du Arkprijs van het Vrije Woord (prix de la parole libre), il a été lauréat du prix culturel de la ville de Gand pour son œuvre littéraire en 2004. Pjeroo habite et travaille aujourd’hui à Ellezelle.
07/04/1926 - 27/12/1997
Polonaise d’origine, Tapta, de son vrai nom Maria Irena Boyé, débarque en Belgique, en 1945, suite à l’insurrection de Varsovie. Formée aux arts du tissage à La Cambre (Bruxelles), elle deviendra responsable de l’atelier Tapisserie en 1975. Audacieuse, elle renouvelle le genre traditionnel du textile aux moyens de structures et cordages. Déjà, elle oriente ses créations vers la forme sculpturale en choisissant d'investir l'espace. Elle donne à son atelier un nouvel intitulé, Sculpture souple, correspondant à la constante volonté de recherche de ses projets artistiques. Animée par une réflexion incessante, Tapta expérimente. Dessins et maquettes sont autant de notes d’une œuvre en construction. Ses assemblages de formes et de matériaux prennent vie dans le dialogue qu’ils suscitent avec l’espace environnant. La démarche évolue et ne craint pas le bouleversement. Privilégiant les matériaux bruts, elle s’attaque au caoutchouc industriel (néoprène) qu’elle entend bien dompter. L’épanouissement des formes passe par la monumentalité. Elle s’intéresse au dialogue entre l’œuvre et son environnement et réalise des sculptures urbaines. Tapta intègre l’eau et la lumière qui induisent une nouvelle dynamique dans l’œuvre. Sans jamais cesser de cheminer, elle crée une œuvre qui tend vers l’équilibre. Nourries de tensions, de jeux de résistances, les sculptures de Tapta se prêtent à l’échange et à la rencontre. Tisser du lien est sans doute le fil conducteur de toute son œuvre. 1926 Maria Irena Boyé naît à Koscian (Pologne) le 7 avril se nomme elle-même Tapta à l’âge de deux ans et demi • 1939-44 participe à l’Insurrection de Varsovie avec son futur mari Christophe Wierusz-Kowalski • 1944 termine ses études secondaires • 1944-45 le couple est retenu en captivité dans un camp dirigé par les Allemands où les deux jeunes se marient libération du camp par les Russes ils choisissent de gagner la Belgique Tapta fait une année de médecine avant de s’inscrire à l’atelier textile de La Cambre à Bruxelles où elle suit une formation de trois ans • 1950 leur diplôme en poche, départ pour le Congo belge où Christophe, ingénieur, est engagé pour s’occuper de chantiers navals Tapta découvre de nouveaux matériaux comme le sisal et réalise des expérimentations textiles • 1960 retour de la famille en Belgique réalise des vêtements tissés pour contribuer aux frais du ménage poursuit ses recherches en réalisant des compositions abstraites où elle intègre des plaques d’aluminium ou de laiton • 1964 reçoit le Prix Alphonse Muller • 1966 première exposition personnelle à la galerie Les Métiers à Bruxelles • 1969 participe à la 4e Biennale Internationale de la Tapisserie à Lausanne acquisition d’une œuvre par la Ville de Lausanne le textile devient progressivement volume • 1970 participe à l’Exposition Internationale de la Tapisserie de Grenoble • 1971 exposition à la Galerie Richard Fonck à Gand et Galerie Alpha à Bruxelles • 1972 acquisition du Grand Végétal par les MRBAB • 1973 réalise une Tente à causer, structure de cordages pour l’exposition personnelle que lui consacre le centre culturel de l’abbaye Saint Pierre de Gand • 1974 exposition personnelle au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles • 1976-90 est nommée responsable de l’atelier textile de La Cambre qu’elle rebaptise « sculpture souple » • 1976-77 réalise des sculptures flexibles exposées à la Galerie De Zwarte Panter (Anvers) et à la Galerie Contour (Bruxelles) • 1979 travail de commande pour le centre de navigation de Butgenbach (Tension chromatique) • 1981 participe à la 10e Biennale Internationale de la Tapisserie à Lausanne y présente une structure élastique en caoutchouc qui marque un nouveau tournant acquisition d’une œuvre par le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris • 1982 est invitée par le Musée de la Tapisserie d’Aix-en-Provence y crée Tension, cordages tendus au sein d’une chapelle néoclassique • 1983 réalise Voûtes flexibles pour la station Veewyde du métro bruxellois • 1987 Lieu de transition, imposante sculpture en néoprène et acier est exposée au M KHA d’Anvers les MRBAB acquièrent Néoflexibles 2 • 1988 placement de Niké ou Projection de force à Louvain-la-Neuve • 1990 réalise Au bord du temps œuvre flottante pour le Lago di Monate (Italie) • exposition personnelle d’envergure à la Fondation Veranneman • 1991 placement d’une de ses sculptures, Transit, au Sart Tilman à Liège • 1993 intègre la lumière comme composante de son travail • 1994 importante exposition au Botanique à Bruxelles • 1995 réalise une œuvre immergée dans le cadre de la Biennale de Venise placement de la sculpture monumentale Esprit ouvert réalisée en collaboration avec sa fille architecte, Joanna, à la gare du Nord à Bruxelles • 1997 importante exposition à la Galeria de Zachęta à Varsovie tant par son ampleur que par ce qu’elle symbolise pour l’artiste accueillie avec tous les honneurs sur sa terre natale Tapta meurt à Bruxelles le 27 décembre 1997 Mues par une dynamique interne, ces structures en relief ont surgi de la surface d’abord à moitié, mais très vite en entier, pour finalement occuper un espace totalement autonome. Willy Van Den Bussche, 1973
03/01/1921 - 01/07/1998
Attiré dès son plus jeune âge par le modelage, Willequet attendra le retour de sa famille en Belgique, en 1940, après une enfance vécue au Luxembourg, pour poursuivre des études de sculpture. Il intègre la classe d’Oscar Jespers à La Cambre. Il voyage ensuite en France, rencontre Ossip Zadkine, Henri Laurens et Constantin Brancusi. L’obtention d’une bourse l’amène au Royal College of Art à Londres (1951), ville où il fait la connaissance d’Henry Moore. En 1959, il séjourne à Rome et à Florence, passe deux mois en Autriche pour participer à un symposium lui permettant de pratiquer la taille directe en plein air. Aventureux, Willequet ne rechigne pas devant les difficultés que lui impose la matière. Il use tout autant de la pierre que du bois mais apprécie aussi les qualités de la cire perdue et du bronze. Chaque matière est l’occasion de s’essayer à d’autres approches, d’utiliser un outillage adapté mais chacune porte, au final, le même message. Homme réfléchi, Willequet propose une œuvre empreinte de spiritualité orientale où le vide acquiert une valeur équivalente au plein. Qu’elles soient figuratives ou abstraites, ces sculptures puisent leurs racines dans les méandres d’une pensée en lien avec la vie et invitent à la contemplation méditative. 1921 André Willequet naît à Bruxelles le 3 janvier fréquente une école catholique et sera marqué par l’aspect spirituel et mystique que suscite la foi • 1923-40 vit au Luxembourg où la famille s’est installée • 1940 retour à Bruxelles intègre l’atelier de sculpture monumentale dirigé par Oscar Jespers à La Cambre • 1942 rencontre Philippe Roberts-Jones, historien de l’art et poète, futur conservateur en chef des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, naissance d’une amitié qui perdura dans le temps • 1947 entame ses premiers travaux en pierre obtient le second Prix de Rome • 1948 voyage d’étude en France (grâce au Prix) où il s’imprègne de l’art roman et s’intéresse à la relation entre sculpture et environnement • rencontre trois sculpteurs de renommée ; Brancusi, Laurens et Zadkine • 1950 intègre le groupe Présence s’intéresse à la thématique des Maternités, non sans lien avec Henry Moore qu’il admire • 1951 lauréat du Prix Louis Schmidt • 1951-52 passe 9 mois à Londres où il fréquente le Royal College of Art premiers travaux en bois, matériau de prédilection qu’il chérira désormais • 1952 fait construire sa maison-atelier à Uccle où il s’installe en 1954 • 1955 exposition avec Lismonde à l’Atelier Veranneman à Courtrai • 1956 première exposition personnelle au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles • 1958 honore une commande pour l’Expo 58 en réalisant un panneau décoratif et une sculpture pour orner la Porte du Bénélux • 1959 boursier des accords italo-belges, il séjourne 4 mois en Italie (Rome et Florence) participe durant 2 mois au Symposion Europäischer Bildhauer (Autriche) où il travaille aux côtés de Jacques Moeschal et Eugène Dodeigne • 1960 est marqué par le paysage breton qui l’inspire pour ses nouvelles créations • découvre la technique de la cire perdue qui permet la création ex-nihilo à l’inverse de la taille du bois ou de la pierre. Ses sculptures en cire sont coulées en bronze • 1963 exposition personnelle au Musée des Beaux-Arts de Verviers • 1964 exposition au centre culturel d’Ostende • 1965 acquisition de Grand Torse (1962) par le Middelheim d’Anvers • 1965-75 devient professeur de sculpture à mi-temps à l’Ecole des Arts et Métiers d’Etterbeek • 1965 troisième exposition personnelle au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles • 1968 première exposition à la New Smith Gallery chez Richard Lucas avec lequel il se lie d’amitié • commande de sept bronzes pour le labyrinthe du jardin du Musée van Buuren (Uccle) conçu par le paysagiste René Pechère • 1970 premiers reliefs sur papier (empreintes) • 1974 découverte du bouddhisme qui influe sur son approche artistique 1975-82 dirige l’Ecole de bijouterie de l’Institut des Arts et Métiers de Bruxelles • 1975-90 réalise plusieurs portraits en bronze • 1978-91 participe aux Symposium international de taille de pierre (petit granit) en plein air aux Avins-en-Condroz • 1980 entame une série de sculptures en bronze (cire perdue) intitulées Espaces dans lesquelles le rapport du vide à la matière est le sujet • 1981-84 réalise Arpège, grille monumentale pour le nouveau Musée d’Art moderne de Bruxelles • 1985 première monographie due à Philippe Roberts-Jones • 1986 est élu membre de l’Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique • 1992 participe à l’International Symposium on Marble Sculpture à Thassos (Grèce) • 1994 placement d’une de ses sculptures pour le Sart Tilman à Liège 1997 commande d’une œuvre pour l’aéroport de Zaventem André Willequet meurt à Bruxelles le 1er juillet 1998 "Il est un créateur, au sens le plus complet du terme, c’est un homme de foi et d’incertitude, d’élan et de questionnement, un homme qui vit la difficulté d’être dans la soif de devenir." Philippe Roberts-Jones, 1985