Artistes
Artistes
La mvG entend rassembler un ensemble d’artistes sélectionnés prioritairement selon les affinités plastiques ressenties. Le choix s’opère également en fonction d’un potentiel encore peu exploité. L’attention se concentre sur des artistes qui ne disposent pas encore, d’une reconnaissance suffisante.

La mvG souhaite se concentrer tant sur l’œuvre d’artistes vivants que décédés. De nombreuses rencontres ont permis de démontrer combien la gestion d’une œuvre est complexe et demande des compétences spécifiques. Les collaborations sont déterminées au cas par cas avec les ayants droit sur base de discussions. Celles-ci permettent de définir les attentes de chacun et d’établir un service sur mesure et ses contreparties au sein d’une convention. Les partenariats s’instituent sous le signe d’un engage- ment dans la durée. La mvG devient l’organisme de référence des artistes retenus et contribue à développer leur renommée. Elle occupe son espace propre et différent du mvAc au sein de la structure. Elle organise des expositions destinées à la vente directe.

La mvG prend en charge la vente d’œuvres d’art et la production de tirages limités originaux répondant à la mission de diffusion qu’elle s’est fixée.

Si la mvG défend logiquement les artistes belges, elle prend d’ores et déjà en charge l’œuvre de deux artistes français avec lesquels Maurice Verbaet a créé un lien intime.

Sensibilisé à l’œuvre de Jean Rustin (1928-2013) depuis 1991, Maurice Verbaet a intégré la co-présidence de la Fondation Rustin dix ans plus tard. Elle s’installe aujourd’hui dans le même bâtiment que le mvAc et la mvG mais bénéficie d’un espace spécifique au 8e étage, un nouvel écrin anversois après la fermeture de l’antenne parisienne en 2012.

Plastiquement très éloignées des œuvres de Rustin, celles de Pierre Célice retiennent tout autant l’attention d’un collectionneur qui ne connaît aucun les cloisonnements. L’engagement de Maurice Verbaet en tant que représentant de Pierre Célice (1932) résulte d’une rencontre avec l’homme et sa peinture. L’artiste, désireux de se consacrer exclusivement à son art, trouve un réel apaisement dans cette collaboration. La confiance mutuelle scelle un partenariat basé sur une mission de diffusion et d’étude de l’œuvre incarné au sein de l’Espace Célice hébergé également au 8e niveau.
02/01/1958
LUKASZ KURZATKOWSKI Equivoques, ses gravures nous offrent au contraire de nombreuses interprétations. A nous de jouer, de rêver et de découvrir sans cesse de nouvelles histoires, grâce à la mise en page et en espace de formes, de signes, de gestes, de tremblements et d’imprécisions dominés. Bernadette D’HAEYE • 1958 naît à Lublin (Pologne) le 2 janvier – fils de peintre abstrait et petit-fils de peintre et linograveur • 1978-83 fait ses études à Katowice et ensuite à Varsovie – se spécialise auprès du peintre-affichiste Maciej Urbaniec • 1983 Est diplômé en graphisme à l’Académie des Beaux-Arts de Varsovie • 1984 Quitte la Pologne et s’installe en Belgique – Poursuit son travail en linogravure, se concentre sur le rapport entre le noir et blanc et une approche en séries • 1987 expose successivement aux galeries D’Orléans (Charleroi), Kaya (Bruxelles), Vivart (Gosselies), L’Escalier (Bruxelles)• 1990 exposition personnelle à la galerie Lorea (Bruxelles)• 1993 Obtient lePrix de la Gravure et de l’Image imprimée de la Communauté française de Belgique, La Louvière – Expose à la galerie D’Art D’Art (Bruxelles) • 1994 Reçoit lePrix Médiatine, Bruxelles – Participe à l’International Triennial of Graphic Art, Bitola (Macédoine), à la IVe International Art Triennale Majdanek ’94, Lublin (Pologne), à la 3e Triennale Mondiale d’Estampes Petit Format, Chamalières (France) et au 3rd Print Biennial, Beograd (Yougoslavie) • 1995 Obtient leGrand Prix The Third International Print Biennial, Bhopal (Inde) – Participe au 18th International Independante Exhibition of Prints in Kanagawa (Japon) • 1996 Collabore auparcours gravé De Markten organisé à Bruxelles • 1998 Obtient le Sponsor’s Prize, 4th Sapporo International Print Biennale, Sapporo (Japon) • 2000 Exposition collective auMusée des Beaux-Arts, La Cohue à Vannes (France) • 2001 Première exposition aux Etats-Unis, au Silvermine Guild Galleries, New Canaan (Connecticut) – Exposition au Centre d’Art de Rouge-Cloître à Bruxelles • 2002-2007 Réalise des affiches, brochures et programmes pour le Théâtre Royal de La Monnaie (Bruxelles)• 2002-2005 Est chargé de la création et de l’application de la charte graphique du Musée royal de Mariemont (Hainaut)• 2005 Participe à la3e Biennale de Gravure d’Albi et à la 2e Triennale du Bois Gravé Contemporain à Saint-Dié-Des-Vosges (France) • 2006 Se voit décerné le Purchase Prize, 14th Space International Print Biennial, Seoul (Corée) – Participe à 6e Triennale Grafiki Polskiej, Katowice (Pologne) et à Lilla Europa pour la 4rd Biennale of small scale arts (Suède) • 2008 Obtient le Bronze Prize décerné lors de l’International Print Exhibition, Yunnan (Chine) • 2011 Réalise ses premières séries d’alphabets • 2012 Expose au Cultuurcentrum De Spil de Roeselare – Installe son atelier à Huissignies (Hainaut) • 2016 Participe à l’exposition du 25e anniversairedu Prix de la Gravure et de l’Image imprimée, La Louvière

Lukasz K. - artiste graveur / Lukasz K. - gravurenkunstenaar from Maurice Verbaet Art Center on Vimeo.

02/06/1944
ALBERT RUBENS À une époque où l’ennui et l’immoralité dominent l’œuvre d’art, le premier par sa monotonie et son insignifiance, la seconde par pur effet de choc, l’art de Rubens est un univers raisonné d’expériences purement géométriques, où l’artiste s’attarde avec un bonheur tel qu’il nous en irradie. Albert Rubens nous offre une vision tant mathématique qu’émotionnelle qui échappe aux fossoyeurs de l’art contemporain. Willy Van den Bussche, 1998 Les œuvres de Rubens du début des années ’60 déploient des figures géométriques, exécutées en noir et blanc et en positif-négatif, ce qui exprime une quête d’effets optiques. L’option d’utiliser des éléments constructifs élémentaires en noir et blanc c.-à-d. sans couleurs, ne l’a plus jamais quittée. La construction, il l’a dans le sang et toute sa personnalité en fait partie intégrante. Drs. Ankie de Jongh-Vermeulen, 2003 Les œuvres de Rubens ne prétendent pas diffuser un message utopique ou philosophique et n’ont aucun lien avec des structures non-hiérarchiques. Néanmoins, elles reflètent une attitude de vie qui dégage l’ordre et la dynamique. Les œuvres de Rubens ne se contemplent jamais de manière passive, elles exigent une attitude active du spectateur. Drs. Ankie de Jongh-Vermeulen, 2003 1944 Albert Rubens naît le 2 juin à Tielt • 1961-67 Rubens étudie les arts décoratifs, le graphisme et les arts monumentaux à l’institut supérieur des Arts Plastiques Saint-Luc à Gand expose à la galerie Contrast et chez Richard Foncke (Gand) • 1965 franchit le pas de l’art tridimensionnel et travaille le bois, l’acier et le granit de manière expérimentale • 1966 fait partie de la sélection d’artistes du concours provincial de graphisme de Flandre-Occidentale • 1969 édite un premier portefeuille de sérigraphies, suite à sa sélection au forum de graphisme à Gand le Disque Rouge (Bruxelles) lui consacre une exposition individuelle • 1970 Rubens crée une peinture murale pour le salon Interieur à Courtrai • 1971 obtient le prix international de peinture à Knokke est sélectionné par le concours provincial de graphisme de Flandre-Occidentale obtient une distinction au prix de la Jeune Peinture Belge • Rubens tient l’affiche d’une exposition individuelle à la galerie Plus-Kern (Gand) • 1972 l’œuvre de l’artiste fait l’objet de plusieurs expositions individuelles : à la galerie Walt (Knokke), au Disque Rouge (Bruxelles), à la galerie Jeanne Buytaert (Anvers) ainsi qu’à la galerie Tempo (Roulers) est sélectionné à la Third British International Print Biennale • 1972-2016 participe à diverses expositions individuelles et collectives en Belgique, aux Pays-Bas, en Angleterre, en Allemagne, en Italie etc. • 2016 l’artiste vit et travaille en Belgique et en France.
05/04/1929 - 19/03/2008
HUGO CLAUS Sauvage et impétueux, ce sont les termes qui reviennent sans cesse à propos des peintures d’Hugo Claus. Le peintre ne semble pas être dans la méditation, lorsqu’il s’adonne à la peinture. Il semble expulser les couleurs sous l’effet d’une crampe. Soit le résultat est étonnamment beau sur le plan esthétique, soit il est si sauvage, saccadé et bariolé que Gaétan Picon le cataloguait à juste titre d’hémorragies. Maurits Bilcke, 1963 Je me considère moi-même comme peintre et écrivain, les deux à la fois. La solitude imposée au pensionnat m’a poussé à imaginer, à dessiner des choses, et à me raconter des histoires. Je ne sais pas quand j’ai commencé à le faire, mais il me semble que j’ai toujours écrit et peint. Hugo Claus, 1963 Cobra fait partie de moi, ce fut une tranche de vie pour moi. Je suis néanmoins fort critique par rapport au parcours suivi depuis par la plupart des gens de Cobra. Ils se sont étriqués. D’une approche globale, ils ont gardé leur patte, une petite touche qui fait leur marque de fabrique. Mais bon. De nos jours, l’actualité est moins collective. Tous ces personnages, capables à l’époque d’entreprendre ensemble, mus par un certain enthousiasme, se sont laissés envahir par la méfiance et la vie elle-même, et ils se sont mis à bouder dans leur coin. Et voilà qu’ils produisent leurs propres petites sécrétions. Oui, moi aussi. Hugo Claus, 1980 1929 Hugo Claus naît le 5 avril à Bruges • 1930 il est placé très jeune dans un internat près de Deinze • 1933-45 fait ses six premières classes au Pensionnat Saint-Joseph à Aalbeke, puis à Courtrai et Deinze • 1946 au printemps, Claus loue une fermette à Sint-Martens-Leerne avec Antoon de Clerck et illustre quelques éditions de poésie de son père • 1947 fondation de La Relève, un cercle de jeunes artistes flamands dont Claus est proche départ à Paris en décembre il s’enthousiasme pour le surréalisme • 1949 accomplit son service militaire à partir du 1er avril 1949 expose des dessins à la librairie ostendaise d’Henri Vandeputte Claus crée le recueil illustré Herbarium, quinze textes inédits « écrits et illustrés d’après nature par Hugo Claus pour Ellie » • 1950 participe à l’exposition Apport avec Pierre Alechinsky et Corneille, à la galerie Apollo (Bruxelles) dans ladite galerie, il participe à une exposition CoBrA, aux côtés d’Asger Jorn et Corneille participation à une exposition titrée Tijd en Mens à la galerie Saint-Laurent (Bruxelles) avec Jan Cox • 1951 prend part à une exposition à la Librairie 73 (Paris) aux côtés d’Alechinsky et Karel Appel e.a. • 1952-55 se rend plusieurs fois en Italie • 1956 première exposition individuelle de Claus à la galerie Taptoe (Bruxelles) • 1959 entreprend des voyages aux États-Unis, au Mexique et à Cuba • 1977 cofonde la maison d’édition bibliophile anversoise Ziggurat, avec Marie-Claire Nuyens et Marc Verstockt • 1978 Printshop België (Anvers) organise l’exposition Cobra Revisited avec des peintures sur papier de Claus datant de la période 1949-1959 • 1979 trois prix lui sont décernés : le prix de la culture de la ville de Gand, le prix Constantijn Huygens et son cinquième prix d’État • 1980 avec Alechinsky, il crée le tableau du jeu de l’oie Gans België • 1984 reçoit son sixième prix d’État, le premier pour de la prose, à savoir pour son roman Het verdriet van België (Le chagrin des Belges) (1983) • 1988 la galerie Espace (Amsterdam) organise l’exposition Memoriaal (œuvres sur papier) 1950-1966) l’exposition Werken op papier (1950-1982) est mise sur pied par le musée d’Art Contemporain d’Anvers • 1991 la galerie du Cirque Divers (Liège) organise l’exposition Hugo Claus. Dessins • 1991 la double exposition Breyten Breytenbach et Hugo Claus est organisée à l’Elzenveld à Anvers • 2008 Hugo Claus décède le 19 mars à Anvers.
01/04/1954
PAWEL CZERMAK Je me souviens d’un voyage pour quelques reportages de mode aux Îles Canaries. Tous ces stylistes étaient de la partie. Une bande de joyeux drilles enthousiastes. Rêveurs aussi. Mais les pieds dans le réel. Pawel Czermak, 2016 Aidé par son irréprochable technique et une attention toute particulière pour la composition des formes et des couleurs, Pawel Czermak est particulièrement doué pour la mise en scène des formes de vie contemporaines. Il est d’ailleurs frappant de constater que les photos de Czermak ne constituent pas tant des documents témoins de cette culture new wave, mais qu’ils en sont des acteurs à part entière. Maison européenne de la photographie Europhot, 1980 1954 Pawel Czermak naît le 1er avril à Cracovie en Pologne • 1963 la famille déménage en Belgique • il étudie la photographie à l’Académie Royale des Beaux-Arts d’Anvers • une exposition individuelle lui est consacrée au O.K Club et à l’hôtel Congrès à Anvers • participation à des expositions de groupe à Anvers, Breda, Gand, Deurne et Charleroi • 1980 gagne le Prix de la Province en photographie couleur ainsi que le 2e prix Photo à Fribourg • ouvre son propre studio • 1981 participe à une exposition collective avec Staf Geers, Spank Moons e.a. • 1983 sa participation au magazine Mode. Dit is Belgisch - Mode, c’est Belge lui vaut sa première grande percée • collabore avec Dries Van Noten, Dirk Bikkembergs, Marina Yee, Martin Margiela et Walter Van Beirendonck à des projets nationaux et internationaux • 1985-86 le Creative Club of Belgium Award lui est décerné, d’abord la médaille d’argent, ensuite la médaille d’or • 1993 Pawel expose dans l’ancien entrepôt anversois Sint-Felix-pakhuis dans le cadre d’Anvers, capitale culturelle de l’Europe • 2013 exposition individuelle Early Days… - Pawel Czermak Photographer situé Graanmarkt 13, Anvers • 2016 Pawel Czermak habite et travaille à Anvers.
18/04/1919 - 27/02/1997
Formé à l’Académie des Beaux-Arts d’Anvers en peinture, Vic Gentils débute une production influencée par l’expressionnisme mais s’intéresse rapidement au cubisme et à l’art abstrait. Il manifeste également un intérêt profond pour l’art africain découvert lors d’une exposition en 1956 au KMSK d’Anvers. Deux ans plus tard, il crée des reliefs abstraits, réalisés au départ d’anciens cadres moulurés qu’il présente sous la forme de triptyques. Il recourt au chalumeau qui, en carbonisant le bois, en modifie le rendu. Toujours en 1958, il devient l’un des membres fondateurs du groupe G58 qui exposera dès 1959 à la Hessenhuis d’Anvers. En 1960, il s’associe, entre autres, à Van Anderlecht et Vandenbranden, au sein d’un nouveau rassemblement la Nieuwe Vlaamse School. Il poursuit son travail d’assembleur intégrant de nouveaux éléments de récupération provenant de pianos, de balustrades, d’armoires etc. Dès 1964, il réalise de véritables ensembles tridimensionnels et s’inscrit dans une veine figurative. Célèbre pour ses portraits-hommages ou des sujets d’inspiration historique, Gentils jouira d’une reconnaissance internationale. Il poursuivra la peinture, développera la sculpture en bronze, réalisera des terres cuites mais également des lithographies, collages et gouaches. VIC GENTILS 1919 Vic Gentils naît le 18 avril à Ilfracombe en Angleterre • 1934-42 il entre à l’Académie d’Anvers et poursuit ses études à l’Institut National Supérieur des Beaux-Arts de la même ville • 1943-50 sa peinture, initialement expressionniste et informelle, évolue vers l’abstrait • en 1946, il tient l’affiche d’une exposition consacrée à son œuvre au Cercle Artistique (Anvers) • 1952 ouvre une galerie d’art à Anvers avec son épouse • 1954-58 l’artiste incorpore des objets et matériaux synthétiques à ses œuvres et se met à créer des reliefs en papier mâché arrête la peinture après avoir réalisé des reliefs de cuivre sur toile en 1957, le prix Talens lui est décerné • 1958-61 avec Paul Van Hoeydonck et Walter Leblanc notamment, Gentils fonde le groupe G58 à la Hessenhuis à Anvers séjour à Milan où il fait la rencontre de Lucio Fontana et Piero Manzoni Gentils crée ses premières sculptures en fer • 1960 après avoir quitté G58, il crée De nieuwe Vlaamse School (nouvelle école flamande) avec Jef Verheyen et Engelbert Van Anderlecht il incorpore du bois calciné dans ses sculptures, y ajoutant même des pièces de piano récupérées il tient l’affiche de deux expositions : à la galerie Aujourd’hui (Bruxelles) et la galerie Orez (La Haye) • 1963-65 crée des sculptures au départ de vieilles armoires et commence à peindre ses sculptures une exposition au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles lui est consacrée la cinquième Biennale de Saint-Marin lui décerne le premier prix • 1966-67 Gentils travaille à son fameux Jeu d’échecs dont l’achèvement lui prend un an expose à New York, Bâle, Londres et Genève • 1968 l’artiste signe une série de portraits • 1969 réalise les Huit péchés capitaux fait l’objet d’une exposition individuelle à la galerie Veranneman (Bruxelles) et à la galerie Foncke (Gand) • 1970-71 reçoit le prix Robert Giron crée des collages blanc sur blanc et réalise un portrait de Paul Delvaux • 1975 se met à intégrer du bois et de l’ivoire dans ses œuvres • crée le relief à miroirs Equinox pour le métro de Bruxelles • 1997 Vic Gentils décède à Alost le 27 février, à l’âge de 77 ans. Selon moi, créer quelque chose relève d’un combat… Mais pour l’inspiration, j’ai besoin de l’humain et tout … Sans doute voudrais-je figurer un autre monde, vu que je souhaiterais une autre civilisation et une autre société. Je déteste l’uniformerie, toutes ces lois, associations et syndicats. Je me révolte sans cesse, aussi contre moi-même. Si tout allait bien dans le monde, il ne produirait pas de l’art ! Vic Gentils, 1966 L’œuvre de Vic Gentils’ est inépuisable et demeure pleine de surprises. Il en va de même de l’homme. Le rencontrer, c’est être confronté à sa dérision secrète, ses soudains éclats de rire, son indifférence feinte dissimulant une curiosité aiguë que trahissent ses grimaces condescendantes, ses ricanements ironiques et ses soudaines étincelles dans les yeux. De par sa nature provocatrice, il rompt la quiétude de l’acquit. Cette inquiétude expansive le pousse, stimule son caractère fantasque et son sarcasme, son appétit de vivre. Phil Mertens, 1978 L’univers de Gentils est si personnel que chaque influence est aussitôt intégrée dans le creuset de son œuvre propre. L’essentiel n’est pas l’apport d’un élément de référence, mais ce qu’en fait l’artiste, comment il l’assimile, comment il le dépasse, comment son œuvre s’en enrichit. K.J.Geirlandt, 1985
1972
MICHAEL MATTHYS Difficile de regarder ces portraits en creux autrement que comme les vanités d'aujourd'hui, images fortes et floues où se jouent l'inévitable passage sur l'autre versant et la métamorphose de la chair en squelette. Danièle Gillemon, 2014 Traits de mémoire, ses fusains, monumentaux, sont les réceptacles, lumineux sous l'opacité aveuglante, de visions anciennes, familiales, resurgies entre ciel et loup quant il court le soir pour se donner de l'allant, une vie saine. Roger Pierre Turine, 2010

1972 Michaël Matthys naît le 20 janvier à Charleroi • 1997 Diplômé de l’académie de l’enseignement supérieure des Beaux-Arts de Tournai • 1999 Triples publications sous forme de bandes dessinées : Garde à vue (éditions Delcourt) – Frigo Box 10 (éditions Fréon) – COMIX 2000 (éditions L’Association) • 2000 participe au 11e Prix de la Gravure et de l’Image Imprimée, La Louvière • 2001 Entame une carrière d’enseignant comme Professeur d’arts plastiques à l’Institut St. Pierre et Paul à Florennes (jusqu’en 2009) • 2002 Participe au Prix des Arts plastiques du Hainaut, B.P.S.22 (Charleroi) • 2003 Publie Moloch (éditions Frémok) qui dépeint l’atmosphère singulière des usines sidérurgiques de Cockerill Sambre • 2004 Obtient une bourse de la Communauté française de Belgique (CFB) pour la réalisation de son projet La Ville rouge, portrait de Charleroi •la CFB acquiert une planche originale deMoloch 2005 La Province du Hainaut se porte acquéreur de la fresque La Ville rouge peinte avec du sang animal – Entame une collaboration fructueuse avec la galerie Jacques Cerami (Couillet, Charleroi) où il expose régulièrement depuis lors• 2006 Obtient une subvention pour le projet vidéo de Moloch • 2007 Fresque Charleroi City achetée par la Banque nationale de Belgique • 2008 Professeur de dessin à l’Académie des beaux-arts de Châtelet (jusqu’en 2011) et conférencier en gravure à St. Luc Liège supérieure (jusqu’en 2010) – Exposition Du dessin à animation du dess(e)in, Centre Wallonie Bruxelles (Paris) – Off de la 8e biennale de Dakar • 2009 Exposition solo au Muséedes Beaux-Arts de Charleroi, Tin Town– Exposition Famille de sang à la Fondation Francès (Senlis, France) – Publications de Je suis un ange aussi… (collection Flore, éditions Frémok) et du livre La Ville rouge (éditions Frémok) – Acquisition d’une œuvre par La Maison Rouge (Paris) • 2010 Expose lasérie Running in the Dark réalisée au fusain et élaborée autour de portraits d’ancêtres partis au Congo belge pour y construire des chemins de fer (années 1930) – Exposition à la Cité de l’architecture, La ville dessinée (Paris, Palais Chaillot) • 2011 Réalisation des visuels pour la commémoration de Charleroi 1911-2011 – expo Still alive, Centre d’art de la ville de Dudelange (Luxembourg) – Une autre histoire, Musée de la Bande dessinée, Angoulême • 2012 Exposition collective au Musée Docteur Guislain, Gevaarlijk jong– Manifesta 9, Gand – exposition solo The Black Rider, Galerie Jean Marc Thévenet (Paris) – exposition solo Aperçu, Les Brasseurs (Liège) • 2013 Après avoir été assistant, ildevient Professeur de dessin et moyen d’expression à l’académie des Beaux-Arts supérieure de la ville de Liège (jusqu’en 2015) • 2015 Exposition Putain de Guerre, Musée des Beaux-Arts de Charleroi –Exposition Rêve sombre, Eté 78 (Bruxelles) • 2016 Exposition Nuits Sombres, Galerie Jacques Cerami (Charleroi), travail nourri par le livre de Joseph Conrad, Au cœur des ténèbres (1899), qui, au travers de l’aventure d’un jeune officier au cœur de l’Afrique noire, offre à l’artiste un support de réflexion sur les aspects sombres et sauvages de la nature primitive de l’homme et son rapport à l’Histoire.

1924
JAN SAVERYS Jan Saverijs revendique une totale liberté de moyens d’expression, selon les besoins de l’artiste. Puisque l’art joue sur la capacité émotionnelle, il est surtout de l’ordre du ressenti. Son objectif est une quête de rapports de formes et de couleurs, qui conduisent le rythme intérieur de la vie (sans influences externes) vers une vérité expressive et poétique par le biais de la matière. Un art abstrait qui par sa liberté de forme et de couleur, acquiert une signification importante dans les constructions rationnelles modernes et y apporte la poésie de la vie. Maurits Bilcke, 1952 Cet art demeure toujours simple, chaleureux, généreux. Comme si seul le soleil était digne d’être peint, selon Jan Saverys. Jan Walravens, 1990 … Car Saverys n’est pas un peintre particulièrement enjoué, aussi positif fût-il. Par suite d’une vue bien trop complète des rapports. Il ne glorifie pas l’existence, mais n’en fait pas un problème non plus. Il se limite à y croire. Geert Bekaert, 1999 1924 Jan Saverys naît le 31 juillet à Petegem • il est le fils cadet du peintre Albert Saverys • 1943-47 formé à l’Académie des Beaux-Arts de Gand dans la classe d’Hubert Malfait pendant le week-end, l’artiste suit des cours de dessin chez Jos Verdegem • 1947-48 poursuit ses études à Paris chez le professeur E.O. Friesz à l’Académie libre cofondateur du groupe La Relève, avec e.a. Roger Raveel et Jan Burssens • 1948-51 l’artiste s’oriente vers la peinture abstraite lyrique il participe à plusieurs expositions à Gand, notamment au salon quadriennal, à la galerie Dietrich à Bruxelles ainsi qu’à Anvers • 1952 Saverys fonde le groupe Art Abstrait en compagnie de Pol Bury, Georges Collignon, Georges Carrey, Jean Milo, Jo Delahaut et Plomteux Sa première exposition individuelle a lieu à Anvers au cabinet d’art K.N. Horemans participation à l’exposition collective d’art belge en Norvège • 1953 Saverys expose au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles aux côtés du groupe Art Abstrait • 1954 l’artiste participe à des expositions en Belgique, au Brésil, en France et en Italie • 1955-60 travaille comme directeur Benelux chez Knoll International durant cinq ans, Saverys ne participe à aucune exposition, mais continue de peindre • 1961-62 son activité se concentre aux Pays-Bas où il participe à diverses expositions collectives • 1986 le Centre Wallon d’Art Contemporain (Flémalle) monte une exposition consacrée au groupe Art Abstrait • 1987-99 participe à diverses expositions en Belgique et en France.
07/04/1926 - 27/12/1997
Polonaise d’origine, Tapta, de son vrai nom Maria Irena Boyé, débarque en Belgique, en 1945, suite à l’insurrection de Varsovie. Formée aux arts du tissage à La Cambre (Bruxelles), elle deviendra responsable de l’atelier Tapisserie en 1975. Audacieuse, elle renouvelle le genre traditionnel du textile aux moyens de structures et cordages. Déjà, elle oriente ses créations vers la forme sculpturale en choisissant d'investir l'espace. Elle donne à son atelier un nouvel intitulé, Sculpture souple, correspondant à la constante volonté de recherche de ses projets artistiques. Animée par une réflexion incessante, Tapta expérimente. Dessins et maquettes sont autant de notes d’une œuvre en construction. Ses assemblages de formes et de matériaux prennent vie dans le dialogue qu’ils suscitent avec l’espace environnant. La démarche évolue et ne craint pas le bouleversement. Privilégiant les matériaux bruts, elle s’attaque au caoutchouc industriel (néoprène) qu’elle entend bien dompter. L’épanouissement des formes passe par la monumentalité. Elle s’intéresse au dialogue entre l’œuvre et son environnement et réalise des sculptures urbaines. Tapta intègre l’eau et la lumière qui induisent une nouvelle dynamique dans l’œuvre. Sans jamais cesser de cheminer, elle crée une œuvre qui tend vers l’équilibre. Nourries de tensions, de jeux de résistances, les sculptures de Tapta se prêtent à l’échange et à la rencontre. Tisser du lien est sans doute le fil conducteur de toute son œuvre. 1926 Maria Irena Boyé naît à Koscian (Pologne) le 7 avril se nomme elle-même Tapta à l’âge de deux ans et demi • 1939-44 participe à l’Insurrection de Varsovie avec son futur mari Christophe Wierusz-Kowalski • 1944 termine ses études secondaires • 1944-45 le couple est retenu en captivité dans un camp dirigé par les Allemands où les deux jeunes se marient libération du camp par les Russes ils choisissent de gagner la Belgique Tapta fait une année de médecine avant de s’inscrire à l’atelier textile de La Cambre à Bruxelles où elle suit une formation de trois ans • 1950 leur diplôme en poche, départ pour le Congo belge où Christophe, ingénieur, est engagé pour s’occuper de chantiers navals Tapta découvre de nouveaux matériaux comme le sisal et réalise des expérimentations textiles • 1960 retour de la famille en Belgique réalise des vêtements tissés pour contribuer aux frais du ménage poursuit ses recherches en réalisant des compositions abstraites où elle intègre des plaques d’aluminium ou de laiton • 1964 reçoit le Prix Alphonse Muller • 1966 première exposition personnelle à la galerie Les Métiers à Bruxelles • 1969 participe à la 4e Biennale Internationale de la Tapisserie à Lausanne acquisition d’une œuvre par la Ville de Lausanne le textile devient progressivement volume • 1970 participe à l’Exposition Internationale de la Tapisserie de Grenoble • 1971 exposition à la Galerie Richard Fonck à Gand et Galerie Alpha à Bruxelles • 1972 acquisition du Grand Végétal par les MRBAB • 1973 réalise une Tente à causer, structure de cordages pour l’exposition personnelle que lui consacre le centre culturel de l’abbaye Saint Pierre de Gand • 1974 exposition personnelle au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles • 1976-90 est nommée responsable de l’atelier textile de La Cambre qu’elle rebaptise « sculpture souple » • 1976-77 réalise des sculptures flexibles exposées à la Galerie De Zwarte Panter (Anvers) et à la Galerie Contour (Bruxelles) • 1979 travail de commande pour le centre de navigation de Butgenbach (Tension chromatique) • 1981 participe à la 10e Biennale Internationale de la Tapisserie à Lausanne y présente une structure élastique en caoutchouc qui marque un nouveau tournant acquisition d’une œuvre par le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris • 1982 est invitée par le Musée de la Tapisserie d’Aix-en-Provence y crée Tension, cordages tendus au sein d’une chapelle néoclassique • 1983 réalise Voûtes flexibles pour la station Veewyde du métro bruxellois • 1987 Lieu de transition, imposante sculpture en néoprène et acier est exposée au M KHA d’Anvers les MRBAB acquièrent Néoflexibles 2 • 1988 placement de Niké ou Projection de force à Louvain-la-Neuve • 1990 réalise Au bord du temps œuvre flottante pour le Lago di Monate (Italie) • exposition personnelle d’envergure à la Fondation Veranneman • 1991 placement d’une de ses sculptures, Transit, au Sart Tilman à Liège • 1993 intègre la lumière comme composante de son travail • 1994 importante exposition au Botanique à Bruxelles • 1995 réalise une œuvre immergée dans le cadre de la Biennale de Venise placement de la sculpture monumentale Esprit ouvert réalisée en collaboration avec sa fille architecte, Joanna, à la gare du Nord à Bruxelles • 1997 importante exposition à la Galeria de Zachęta à Varsovie tant par son ampleur que par ce qu’elle symbolise pour l’artiste accueillie avec tous les honneurs sur sa terre natale Tapta meurt à Bruxelles le 27 décembre 1997 Mues par une dynamique interne, ces structures en relief ont surgi de la surface d’abord à moitié, mais très vite en entier, pour finalement occuper un espace totalement autonome. Willy Van Den Bussche, 1973
03/01/1921 - 01/07/1998
Attiré dès son plus jeune âge par le modelage, Willequet attendra le retour de sa famille en Belgique, en 1940, après une enfance vécue au Luxembourg, pour poursuivre des études de sculpture. Il intègre la classe d’Oscar Jespers à La Cambre. Il voyage ensuite en France, rencontre Ossip Zadkine, Henri Laurens et Constantin Brancusi. L’obtention d’une bourse l’amène au Royal College of Art à Londres (1951), ville où il fait la connaissance d’Henry Moore. En 1959, il séjourne à Rome et à Florence, passe deux mois en Autriche pour participer à un symposium lui permettant de pratiquer la taille directe en plein air. Aventureux, Willequet ne rechigne pas devant les difficultés que lui impose la matière. Il use tout autant de la pierre que du bois mais apprécie aussi les qualités de la cire perdue et du bronze. Chaque matière est l’occasion de s’essayer à d’autres approches, d’utiliser un outillage adapté mais chacune porte, au final, le même message. Homme réfléchi, Willequet propose une œuvre empreinte de spiritualité orientale où le vide acquiert une valeur équivalente au plein. Qu’elles soient figuratives ou abstraites, ces sculptures puisent leurs racines dans les méandres d’une pensée en lien avec la vie et invitent à la contemplation méditative. 1921 André Willequet naît à Bruxelles le 3 janvier fréquente une école catholique et sera marqué par l’aspect spirituel et mystique que suscite la foi • 1923-40 vit au Luxembourg où la famille s’est installée • 1940 retour à Bruxelles intègre l’atelier de sculpture monumentale dirigé par Oscar Jespers à La Cambre • 1942 rencontre Philippe Roberts-Jones, historien de l’art et poète, futur conservateur en chef des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, naissance d’une amitié qui perdura dans le temps • 1947 entame ses premiers travaux en pierre obtient le second Prix de Rome • 1948 voyage d’étude en France (grâce au Prix) où il s’imprègne de l’art roman et s’intéresse à la relation entre sculpture et environnement • rencontre trois sculpteurs de renommée ; Brancusi, Laurens et Zadkine • 1950 intègre le groupe Présence s’intéresse à la thématique des Maternités, non sans lien avec Henry Moore qu’il admire • 1951 lauréat du Prix Louis Schmidt • 1951-52 passe 9 mois à Londres où il fréquente le Royal College of Art premiers travaux en bois, matériau de prédilection qu’il chérira désormais • 1952 fait construire sa maison-atelier à Uccle où il s’installe en 1954 • 1955 exposition avec Lismonde à l’Atelier Veranneman à Courtrai • 1956 première exposition personnelle au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles • 1958 honore une commande pour l’Expo 58 en réalisant un panneau décoratif et une sculpture pour orner la Porte du Bénélux • 1959 boursier des accords italo-belges, il séjourne 4 mois en Italie (Rome et Florence) participe durant 2 mois au Symposion Europäischer Bildhauer (Autriche) où il travaille aux côtés de Jacques Moeschal et Eugène Dodeigne • 1960 est marqué par le paysage breton qui l’inspire pour ses nouvelles créations • découvre la technique de la cire perdue qui permet la création ex-nihilo à l’inverse de la taille du bois ou de la pierre. Ses sculptures en cire sont coulées en bronze • 1963 exposition personnelle au Musée des Beaux-Arts de Verviers • 1964 exposition au centre culturel d’Ostende • 1965 acquisition de Grand Torse (1962) par le Middelheim d’Anvers • 1965-75 devient professeur de sculpture à mi-temps à l’Ecole des Arts et Métiers d’Etterbeek • 1965 troisième exposition personnelle au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles • 1968 première exposition à la New Smith Gallery chez Richard Lucas avec lequel il se lie d’amitié • commande de sept bronzes pour le labyrinthe du jardin du Musée van Buuren (Uccle) conçu par le paysagiste René Pechère • 1970 premiers reliefs sur papier (empreintes) • 1974 découverte du bouddhisme qui influe sur son approche artistique 1975-82 dirige l’Ecole de bijouterie de l’Institut des Arts et Métiers de Bruxelles • 1975-90 réalise plusieurs portraits en bronze • 1978-91 participe aux Symposium international de taille de pierre (petit granit) en plein air aux Avins-en-Condroz • 1980 entame une série de sculptures en bronze (cire perdue) intitulées Espaces dans lesquelles le rapport du vide à la matière est le sujet • 1981-84 réalise Arpège, grille monumentale pour le nouveau Musée d’Art moderne de Bruxelles • 1985 première monographie due à Philippe Roberts-Jones • 1986 est élu membre de l’Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique • 1992 participe à l’International Symposium on Marble Sculpture à Thassos (Grèce) • 1994 placement d’une de ses sculptures pour le Sart Tilman à Liège 1997 commande d’une œuvre pour l’aéroport de Zaventem André Willequet meurt à Bruxelles le 1er juillet 1998 "Il est un créateur, au sens le plus complet du terme, c’est un homme de foi et d’incertitude, d’élan et de questionnement, un homme qui vit la difficulté d’être dans la soif de devenir." Philippe Roberts-Jones, 1985