Sentinelle
Oeuvres  /  Sentinelle

Informations

Métal
Dimensions : 43,50 x 9,00 x 8,80 cm


Personnalités liées

03/01/1921 - 01/07/1998
Attiré dès son plus jeune âge par le modelage, Willequet attendra le retour de sa famille en Belgique, en 1940, après une enfance vécue au Luxembourg, pour poursuivre des études de sculpture. Il intègre la classe d’Oscar Jespers à La Cambre. Il voyage ensuite en France, rencontre Ossip Zadkine, Henri Laurens et Constantin Brancusi. L’obtention d’une bourse l’amène au Royal College of Art à Londres (1951), ville où il fait la connaissance d’Henry Moore. En 1959, il séjourne à Rome et à Florence, passe deux mois en Autriche pour participer à un symposium lui permettant de pratiquer la taille directe en plein air. Aventureux, Willequet ne rechigne pas devant les difficultés que lui impose la matière. Il use tout autant de la pierre que du bois mais apprécie aussi les qualités de la cire perdue et du bronze. Chaque matière est l’occasion de s’essayer à d’autres approches, d’utiliser un outillage adapté mais chacune porte, au final, le même message. Homme réfléchi, Willequet propose une œuvre empreinte de spiritualité orientale où le vide acquiert une valeur équivalente au plein. Qu’elles soient figuratives ou abstraites, ces sculptures puisent leurs racines dans les méandres d’une pensée en lien avec la vie et invitent à la contemplation méditative. 1921 André Willequet naît à Bruxelles le 3 janvier fréquente une école catholique et sera marqué par l’aspect spirituel et mystique que suscite la foi • 1923-40 vit au Luxembourg où la famille s’est installée • 1940 retour à Bruxelles intègre l’atelier de sculpture monumentale dirigé par Oscar Jespers à La Cambre • 1942 rencontre Philippe Roberts-Jones, historien de l’art et poète, futur conservateur en chef des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, naissance d’une amitié qui perdura dans le temps • 1947 entame ses premiers travaux en pierre obtient le second Prix de Rome • 1948 voyage d’étude en France (grâce au Prix) où il s’imprègne de l’art roman et s’intéresse à la relation entre sculpture et environnement • rencontre trois sculpteurs de renommée ; Brancusi, Laurens et Zadkine • 1950 intègre le groupe Présence s’intéresse à la thématique des Maternités, non sans lien avec Henry Moore qu’il admire • 1951 lauréat du Prix Louis Schmidt • 1951-52 passe 9 mois à Londres où il fréquente le Royal College of Art premiers travaux en bois, matériau de prédilection qu’il chérira désormais • 1952 fait construire sa maison-atelier à Uccle où il s’installe en 1954 • 1955 exposition avec Lismonde à l’Atelier Veranneman à Courtrai • 1956 première exposition personnelle au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles • 1958 honore une commande pour l’Expo 58 en réalisant un panneau décoratif et une sculpture pour orner la Porte du Bénélux • 1959 boursier des accords italo-belges, il séjourne 4 mois en Italie (Rome et Florence) participe durant 2 mois au Symposion Europäischer Bildhauer (Autriche) où il travaille aux côtés de Jacques Moeschal et Eugène Dodeigne • 1960 est marqué par le paysage breton qui l’inspire pour ses nouvelles créations • découvre la technique de la cire perdue qui permet la création ex-nihilo à l’inverse de la taille du bois ou de la pierre. Ses sculptures en cire sont coulées en bronze • 1963 exposition personnelle au Musée des Beaux-Arts de Verviers • 1964 exposition au centre culturel d’Ostende • 1965 acquisition de Grand Torse (1962) par le Middelheim d’Anvers • 1965-75 devient professeur de sculpture à mi-temps à l’Ecole des Arts et Métiers d’Etterbeek • 1965 troisième exposition personnelle au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles • 1968 première exposition à la New Smith Gallery chez Richard Lucas avec lequel il se lie d’amitié • commande de sept bronzes pour le labyrinthe du jardin du Musée van Buuren (Uccle) conçu par le paysagiste René Pechère • 1970 premiers reliefs sur papier (empreintes) • 1974 découverte du bouddhisme qui influe sur son approche artistique 1975-82 dirige l’Ecole de bijouterie de l’Institut des Arts et Métiers de Bruxelles • 1975-90 réalise plusieurs portraits en bronze • 1978-91 participe aux Symposium international de taille de pierre (petit granit) en plein air aux Avins-en-Condroz • 1980 entame une série de sculptures en bronze (cire perdue) intitulées Espaces dans lesquelles le rapport du vide à la matière est le sujet • 1981-84 réalise Arpège, grille monumentale pour le nouveau Musée d’Art moderne de Bruxelles • 1985 première monographie due à Philippe Roberts-Jones • 1986 est élu membre de l’Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique • 1992 participe à l’International Symposium on Marble Sculpture à Thassos (Grèce) • 1994 placement d’une de ses sculptures pour le Sart Tilman à Liège 1997 commande d’une œuvre pour l’aéroport de Zaventem André Willequet meurt à Bruxelles le 1er juillet 1998 "Il est un créateur, au sens le plus complet du terme, c’est un homme de foi et d’incertitude, d’élan et de questionnement, un homme qui vit la difficulté d’être dans la soif de devenir." Philippe Roberts-Jones, 1985