Francine Holley
Carnaval, 1960
oil on canvas
91,50 x 91,20 cm
FRANCINE HOLLEY (1919-2020) Dès 1950 Francine Holley entre dans l’art abstrait. Elle peint d’abord des formes géométriques en aplats, puis cherche à rendre la couleur indépendante du dessin, la ligne...
FRANCINE HOLLEY (1919-2020)
Dès 1950 Francine Holley entre dans l’art abstrait. Elle peint d’abord des formes géométriques en aplats, puis cherche à rendre la couleur indépendante du dessin, la ligne se superpose alors aux formes colorées. Elle expérimente différentes techniques pour rendre le dessin vivant : variation de l’épaisseur des lignes, trames, graphismes. J'ai très vite compris que l’abstraction ne devait pas me faire entrer dans un système mais au contraire me donnait la liberté entière de faire ce que je sentais et pensais. A la recherche d’une géométrie souple, les matières et des procédés complexes comme le grattage, lui permettent de faire vibrer la couleur et de travailler avec le grain de la toile. La lumière est à l’intérieur même de la couleur et non une représentation de la lumière. Dans l’ensemble de son jeu le dessin prédomine, c’est la structure du tableau.
Dès 1955 le dessin se complexifie. A certains endroits du tableau la couleur et la ligne sont dépendantes, à d’autres autonomes. Ce que l’on remarque dans Carnaval, c’est une joie des formes et des couleurs. Dans les années 60, la ligne s’épaissit, le trait épuré devient forme.
Francine Holley (1919-2020) était une artiste belge reconnue pour son passage à l'abstraction et sa contribution au développement de cet art en Belgique et en France. Issue d'une famille musicale, elle décide à 18 ans de se consacrer à la peinture. Après la Seconde Guerre mondiale, elle étudie à l'Académie des Beaux-Arts de Liège, où elle rencontre Georges Collignon, qui l'encourage à s'orienter vers l'abstraction, un moyen pour elle de se libérer des contraintes de la figuration.
En 1946, elle rencontre Michel Holley, un architecte parisien qu'elle épouse et suit à Paris, où elle reste pour le reste de sa vie. Elle y travaille dans les ateliers d'André Lhote et de Fernand Léger. En 1952, elle expose ses premières œuvres abstraites au Salon des Réalités Nouvelles. Membre de groupes influents comme l'APIAW, Art Abstrait (1954), et Art Construit (1960), Holley devient l'une des rares femmes de la scène artistique abstraite.
Son style évolue au fil des décennies, intégrant des techniques variées comme la gouache, le collage, le pastel et l'encre sur papier mouillé. Dans les années 1970, elle s'intéresse à la musique comme source d'inspiration picturale, et à partir de 1998, son travail s'oriente vers des séries en noir et blanc où des formes épurées et graphiques prédominent.
Dès 1950 Francine Holley entre dans l’art abstrait. Elle peint d’abord des formes géométriques en aplats, puis cherche à rendre la couleur indépendante du dessin, la ligne se superpose alors aux formes colorées. Elle expérimente différentes techniques pour rendre le dessin vivant : variation de l’épaisseur des lignes, trames, graphismes. J'ai très vite compris que l’abstraction ne devait pas me faire entrer dans un système mais au contraire me donnait la liberté entière de faire ce que je sentais et pensais. A la recherche d’une géométrie souple, les matières et des procédés complexes comme le grattage, lui permettent de faire vibrer la couleur et de travailler avec le grain de la toile. La lumière est à l’intérieur même de la couleur et non une représentation de la lumière. Dans l’ensemble de son jeu le dessin prédomine, c’est la structure du tableau.
Dès 1955 le dessin se complexifie. A certains endroits du tableau la couleur et la ligne sont dépendantes, à d’autres autonomes. Ce que l’on remarque dans Carnaval, c’est une joie des formes et des couleurs. Dans les années 60, la ligne s’épaissit, le trait épuré devient forme.
Francine Holley (1919-2020) était une artiste belge reconnue pour son passage à l'abstraction et sa contribution au développement de cet art en Belgique et en France. Issue d'une famille musicale, elle décide à 18 ans de se consacrer à la peinture. Après la Seconde Guerre mondiale, elle étudie à l'Académie des Beaux-Arts de Liège, où elle rencontre Georges Collignon, qui l'encourage à s'orienter vers l'abstraction, un moyen pour elle de se libérer des contraintes de la figuration.
En 1946, elle rencontre Michel Holley, un architecte parisien qu'elle épouse et suit à Paris, où elle reste pour le reste de sa vie. Elle y travaille dans les ateliers d'André Lhote et de Fernand Léger. En 1952, elle expose ses premières œuvres abstraites au Salon des Réalités Nouvelles. Membre de groupes influents comme l'APIAW, Art Abstrait (1954), et Art Construit (1960), Holley devient l'une des rares femmes de la scène artistique abstraite.
Son style évolue au fil des décennies, intégrant des techniques variées comme la gouache, le collage, le pastel et l'encre sur papier mouillé. Dans les années 1970, elle s'intéresse à la musique comme source d'inspiration picturale, et à partir de 1998, son travail s'oriente vers des séries en noir et blanc où des formes épurées et graphiques prédominent.
Exhibitions
Maurice Verbaet Gallery, Knokke, Belgium - Colour all-over - 08/02/2020-29/03/2020Maurice Verbaet Gallery, Knokke, Belgium - 100 Years - 14/10/2023-04/02/2023
Maurice Verbaet Gallery - BRAFA, Brussels, Belgium - 26/01/2025-02/02/2025
Publications
Catalogue raisonné : Sfintesco A., Persin P.G., Francine Holley-Trasenster, Du figuratif à l’art abstrait: Catalogue des œuvres de 1936 à 2002, Art Inprogress, 2007
Join our mailing list
* denotes required fields
We will process the personal data you have supplied in accordance with our privacy policy (available on request). You can unsubscribe or change your preferences at any time by clicking the link in our emails.
