Né en 1932 à Paris, fils d’avocat, Pierre Célice entame des études de droit mais s’oriente très vite vers le dessin et la peinture. Sous l’influence première de Henri Hayden, qu’il décrit comme son maître, son travail plastique est tout d’abord figuratif. Il connaît ses premiers succès entre 1950 et 1960 lors d’expositions qui ont lieu notamment à la galerie Simone Badinier. Très vite, cependant, sa figuration se fait de plus en plus synthétique, tandis que la couleur prend progressivement une place de plus en plus essentielle. Il compose de nouveaux tableaux faits exclusivement de lignes et de couleurs –  l’abstraction pose ses jalons mais ne s’impose pas encore… Début des années septante, Célice travaille dans l’atelier de lithographie de Peter Bramsen qui réunit les artistes internationaux de CoBrA. Il prend connaissance du travail de Bram Van Velde, Pierre Alechinsky, Asger Jorn, Karel Appel, etc. La fréquentation de cet atelier l’amène naturellement à rompre totalement avec la figuration. Cependant, l’avancée dans cette nouvelle approche est rude : Célice hésite sur son oeuvre et sa ligne artistique ; les oeuvres achevées ne répondent pas à sa vision. Mécontent, il brûle et détruit plusieurs années de peinture. Il ne se retrouvera en accord avec son travail que vers la fin des années septante. En 1982, il se réinstalle à Paris et participe à plusieurs expositions de groupes. Depuis lors, de nombreuses expositions ont été réalisées autour de son œuvre, en France et à l’étranger.